La mortalité par abus de médicaments antidouleur (painkillers) constitue aujourd’hui une problématique majeure aux États-Unis. Depuis 2000, la consommation d’opioïdes – sous forme légale, détournée ou illégale – a causé plus de 300 000 décès par surdose, donnant lieu à une crise sanitaire sans précédent. Décryptage.

I. Obradovic, Potomac Paper, n° 35, décembre 2018, 36 p.

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Les transitions de la vie familiale influencent les comportements de santé, tel que le tabagisme, et entraînent des changements permanents ou temporaires, visibles bien avant et parfois bien après le passage à une configuration familiale différente. Pour le démontrer, les chercheurs dépassent la stratégie analytique traditionnelle qui ne prend en compte que l’effet immédiat des événements de la vie ou de la situation de famille et conduit à manquer le moment réel des changements de comportement tabagique. Ils mesurent à la fois les mécanismes d’anticipation et d’adaptation à l’œuvre au cours de la vie pour mettre en évidence l’ensemble du processus de tabagisme.

Ined, 15 novembre 2018

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Téléchargez l'article (en anglais) Damien Bricard, Stéphane Legleye, Myriam Khlat. Changes in smoking behaviour over family transitions: evidence for anticipation and adaptation effects. 2018

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et Santé publique France publient les résultats du volet "drogues illicites" du Baromètre santé 2017 qui a interrogé plus de 20 000 personnes âgées de 18 à 64 ans sur leurs usages de ces substances. Une large part de l’analyse porte sur le cannabis, produit illicite de très loin le plus expérimenté en France. Près de la moitié (45 %) des adultes en ont déjà consommé et un adulte sur 10 (11 %) est usager dans l'année. On dénombre 3,6 % d'usagers réguliers (au moins 10 usages dans le mois). L’usage quotidien concerne pour sa part 2,2 % des 18-64 ans. L’enquête souligne le maintien d’une prédominance masculine dans ces usages et le fait que les jeunes générations consomment davantage. Les expérimentations des autres substances illicites sont beaucoup plus rares et se situent en deçà de 6 %, même pour les drogues stimulantes qui sont les plus diffusées (5,6 % pour la cocaïne et 5,0 % pour la MDMA/ecstasy) avec les champignons hallucinogènes (5,3 %). L’usage de cocaïne dans l’année est de 1,6 % alors que celui de MDMA/ecstasy atteint les 1,0 %.

Stanislas Spilka, Jean-Baptiste Richard, Olivier Le Nézet et al., OFDT, Tendances, n° 128, novembre 2018

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Ce rapport présente les résultats complets de l'enquête 2017 (dont la synthèse a été publiée en octobre). Après une présentation du dispositif Trend, il propose une approche transversale par espaces, usages et populations observées dans un premier temps puis par produits.

Claire Duport, Addiction Méditerranée, OFDT, novembre 2018, 107 p.

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Sommaire : Éditorial - Les pathologies liées au tabac chez les femmes : une situation préoccupante / François Bourdillon

Évolutions de la morbidité et de la mortalité liées au tabagisme chez les femmes en France métropolitaine : une situation préoccupante / Valérie Olié et coll. 

Evolution de la consommation de tabac à l'occasion d’une grossesse en France en 2016 / Virginie Demiguel et coll.

Connaissance de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) en France : Baromètre santé 2017 / Marie-Christine Delmas et coll.

BEH N° 35-36 - 30 octobre 2018

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L’Enquête nationale dans les CAARUD (ENa-CAARUD), menée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) à intervalles réguliers depuis 2006, renseigne sur les caractéristiques socio-démographiques, les consommations et les pratiques liées aux usages (injection, dépistage, etc.), du public accueilli dans le dispositif des CAARUD. L’édition 2015 de l’enquête, qui s’est déroulée au mois de septembre, a permis d’interroger quelque 3 130 individus dans plus de 140 CAARUD de France métropolitaine et des départements d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane et La Réunion). Ce rapport, rédigé par Agnès Cadet-Taïrou, Aurélie Lermenier-Jeannet et Sylvain Gautier, présente les résultats de cet exercice 2015 et les met en perspective, autant que possible, avec ceux des éditions précédentes. La prochaine enquête Ena-CAARUD aura lieu au printemps 2019.

Profils et pratiques des usagers de drogues rencontrés dans les CAARUD en 2015. Résultats de l'enquête nationale 2015 réalisée auprès des usagers des centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques (ENa-CAARUD), Agnès Cadet-Taïrou, Aurélie Lermenier-Jeannnet, Sylvain Gautier, OFDT, septembre 2018, 56 p.


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Que recouvre l’appellation « Nouveaux produits de synthèse « (NPS) ? Qui les consomment ? Quelles sont les conséquences de leurs usages ? L’OFDT consacre à ces substances  le numéro 127 de  Tendances. Offre et dynamique du phénomène, molécules consommées, profils d’usagers, conséquences sanitaires y sont étudiés à partir d’un ensemble de sources,  notamment le projet I-TREND développé avec le soutien de l’Union européenne (forums d’usagers etanalyse de l’offre sur Internet,  enquête en ligne...). En France, l’appellation « nouveaux produits de synthèse » est apparue à la fin de la décennie 2000 pour qualifier un vaste ensemble de nouvelles molécules synthétiques imitant les structures chimiques et les effets de drogues illicites traditionnelles comme le cannabis, la MDMA ou la cocaïne. En 2018, au total, environ 300 molécules sont recensées en France, réparties entre 11 familles chimiques. Les cannabinoïdes de synthèse, les cathinones et les phénéthylamines sont les plus présentes. L’usage des NPS est resté plutôt confidentiel dans l'Hexagone mais certains  produits sont bien implantés au sein de cercles de consommateurs (par exemple les « e-psychonautes », usagers  fréquentant les forums sur Internet). Les NPS peuvent aussi  être à l'origine de problèmes sanotaires aigus. C'est particulièrement le cas des consommateurs en contexte sexuel, « chemsexers », dont les usages associent souvent des cathinones à des drogues traditionnelles . Alors que les risques potentiels à long terme physique ou psychiques demeurent mal connus,les auteurs rappellent que l’information, la prévention, la réduction des risques et l’apprentissage de la gestion des effets en direction des usagers potentiels comme des professionnels qui les rencontrent, constituent des enjeux essentiels.

Magali Martinez, Thomas Néfau, Agnès Cadet-Taïrou, Tendances n° 127, OFDT, 8 p., Octobre 2018


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Les personnes ayant des problèmes d’addiction peuvent bénéficier d’une prise en charge médico/sociale dans des établissements spécialisés appelés centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). Les CSAPA remplissent chaque année un rapport d’activité type qui permet de décrire de façon globale et homogène les caractéristiques des personnes accueillies par ce dispositif spécialisé, ainsi que l’activité de ces centres. Ce rapport de synthèse décrit de façon distincte les patients et l’activité des CSAPA ambulatoire, et des CSAPA avec hébergement. La synthèse des données figurant dans les annexes relatives aux consultations jeunes consommateurs et à l’intervention pénitentiaire du rapport type donne également quelques éléments de description des patients et de l’activité spécifiques à ces deux dispositifs.

PALLE Christophe, RATTANATRAY Malisa, Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 2018, 111 p.

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