Sommaire :
* Consommation de tabac parmi les adultes en 2020 : résultats du Baromètre de Santé publique France / Anne Pasquereau et Coll.
Après une baisse du tabagisme en France métropolitaine de 2014 à 2019, la prévalence se stabilise en 2020. Dans un contexte de crise sanitaire, psychologique, économique et sociale inédite, un des enjeux est de réinstaller une tendance à la baisse, et de renforcer encore la lutte auprès des populations les plus vulnérables face au tabagisme, les inégalités sociales étant très marquées.
* Réflexion sur les achats hors réseau à partir de l'observation du marché du tabac et des substituts nicotiniques durant le premier confinement en France / Marc-Antoine Douchet
* Tabado, un programme pertinent d'accompagnement des lycéens professionnels et apprentis à l'arrêt du tabac développé en milieu scolaire / François Cathelineau  et Coll.

BEH, n°8, 26 mai 2021

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Prévenir la consommation nocive d'alcool
OCDE, mai 2021, 4 p.
Cette note présente les niveaux de consommations d'alcool en France (La France a l'un des niveaux de consommation d'alcool les plus élevés -12,3 litres d'alcool pur par habitant et par an, soit à peu près l'équivalent de 2,5 bouteilles de vin ou 4,7 litres de bière par semaine et par personne de 15 ans et plus), l'impact sur l'espérance de vie, sur les dépenses de santé et analyse les politiques publiques mises en oeuvre. Elle se termine par un certain nombre de recommandations.
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Rapport final sur le modèle international de simulation des politiques de lutte contre la consommation nocive d'alcool. Résultats pour la France
OCDE, mai 2021, 45 p.
Ce rapport mesure l’impact sanitaire et économique de la consommation nocive d’alcool et présente une évaluation plus fine de l’impact de différentes interventions publiquessur les coûts directs et indirects. Il présente  la  méthodologie utilisée puis l’impact sanitaire et économique de la consommation nocive d’alcool. Il décrit les cinq politiques évaluées et présente une estimation quantitative de leurs effets sanitaires et économiques. La conclusion récapitule et commente les résultats de l’évaluation.
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À partir d’octobre 2020, le CCDUS et la CSMC ont fait réaliser une série de sondages sur une période de douze mois afin d’étudier les effets à long terme de la pandémie de COVID-19 sur la santé mentale et la consommation de substances, particulièrement dans les populations prioritaires. Deux rapports sont disponibles.

CCDUS, Commission de la santé mentale du Canada, 2021, 27 p.

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L'analyse des données du Baromètre de Santé publique France 2017 permet de constater qu'il existe de fortes disparités entre secteurs d'activité concernant la consommation de substances psychoactives. Parmi les hommes actifs occupés des secteurs agriculture, sylviculture et pêche, construction et activités immobilières, la consommation déclarée de drogues licites (tabac et alcool) est plus fréquente par rapport à la moyenne. Parmi l'ensemble des actifs occupés (hommes et femmes) des secteurs hébergement et restauration, et arts, spectacles et activités récréatives, la consommation déclarée de drogues licites et illicites est plus fréquente par rapport à la moyenne.

Andler Raphaël, Rabet Gabrielle, Guignard Romain, et al., Santé publique France, 5 mai 2021

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Ce rapport tire le bilan d’un questionnaire en ligne afin de mettre en lumière d’éventuelles adaptations des pratiques festives face à la pandémie de Covid. Les fêtes techno ayant repris après la période du premier confinement, les questions ont porté sur la fréquence et le type de soirées fréquentées par les teufeurs, les stratégies de réduction des risques de transmission du virus de la Covid-19, la perception de la répression des évènements en temps de crise sanitaire. 1166 questionnaires ont été remplis et les résultats montrent une participation en forte baisse aux évènements festifs et des modifications des pratiques les plus à risque de transmission du virus chez un grand nombre de répondants. Ils soulignent un fort besoin d'informations validées scientifiquement sur les risques réels en milieu festif.

Techno+, avril 2021, 30 p.
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Selon les études de prévalence réalisées en France au niveau national, la pratique des jeux d’argent et de hasard est élevée (47,2 % des 18 à 75 ans au cours de l’année écoulée). Lesactivités, qui concernent les jeux d’argent et de pur hasard (grattage, tirage, machines à sous ...) représentent une part importante puisqu’elles sont déclarées par plus de 9 joueurs sur 10 dans l’année. Afin  de mieux comprendre les impacts des  «gains  marquants» dans  le parcours de ces joueurs, la Société d’entraide et d’actions psychologiques (SEDAP) a réalisé une étude auprès d’individus âgés de 18 à 64 ans (volets  qualitatif  et  quantitatif) en2019  et  2020. Un tiers  (32,4%) des joueurs de jeux d’argent et de pur hasard ont déclaré avoir expérimenté au moins un gain marquant, selon leur évaluation subjective. Parmi différents facteurs prédicitfs de problèmes de jeux dans la population étudiée, les plus associés sont le gain marquant, la présence de gains dans l’entourage proche du joueur avant sa première expérience de jeu, le fait de rejouer tout son gain et le rôle de croyances erronées à la suite de ces gains.

Marie-Line Tovar, Jean-Michel Costes, Emmanuel Benoit, SEDAP, Zoom recherches, n°1, avril 2021
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L'évolution du traitement pénal réservé aux usagers de drogues illicites fait l’objet d’un suivi régulier par l'OFDT depuis 2010. Sur la base des statistiques officielles des ministères de l'Intérieur et de la Justice, désormais complétées par les données de l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI), ce 143e numéro de Tendances analyse l'évolution du traitement policier et judiciaire des usagers de stupéfiants depuis la loi du 31 décembre 1970. Si, formellement, celle-ci a été abrogée et recodifiée dans le Code de santé publique en 2000, les dispositions réprimant l’usage ont été maintenues. Cinquante ans après la loi de 1970, l’usage de stupéfiants apparaît comme un contentieux de masse. La réponse pénale à ce contentieux se révèle de plus en plus systématique, rapide et diversifiée. La pénalisation de l'usage de stupéfiants s'exprime sous la forme d'une gamme élargie de sanctions, des alternatives aux poursuites (rappels à la loi, orientations sociosanitaires, etc.) à la composition pénale, voire aux poursuites judiciaires pouvant éventuellement conduire à une condamnation (stages de sensibilisation, amendes, peine de substitution, etc.). À cette palette de sanctions pénales s'ajoute désormais l'amende forfaitaire délictuelle, qui relève des forces de l'ordre, généralisée depuis le 1er septembre 2020. L'analyse menée sur un demi-siècle de politiques pénales montre l'effacement des peines privatives de liberté au profit de réponses en amont des tribunaux, la montée en charge des sanctions de nature financière et, en parallèle, le recul des sanctions à dimension sanitaire. L'évolution des politiques pénales menées à l'égard des usagers de stupéfiants mérite d'être suivie avec attention, dans un contexte international mouvant, marqué par l'expérimentation de nouveaux types de politiques publiques des drogues.

Ivana Obradovic, Caroline Protais, Olivier Le Nézet, Tendances n° 144, OFDT, 8 p.

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Ce webinaire a eu lieu le 14 avril 2021
Programme
Ouverture (à 7 min 15 s du début de la vidéo) par Ivana Obradovic, directrice adjointe de l’OFDT

  1. Observations récentes des usages de drogues des jeunes en Europe  
    Les grandes évolutions européennes depuis 20 ans (résultats des enquêtes Health Behaviour in School-aged Children, HBSC, et European School Project on Alcohol and other Drugs, ESPAD) et spécificités françaises (à 16 min 26 s du début de la vidéo) par Stanislas Spilka
    Santé et bien-être à l’adolescence : quels changements récents pour les élèves du secondaire (à 35 min 38 s du début de la vidéo) par Emmanuelle Godeau, Enseignante chercheuse, responsable de la filière des médecins de l’Éducation nationale à l’École des Hautes études en santé publique et membre du Collège scientifique de l'OFDT
  2. Conduites addictives, les JAH chez les adolescents
     Données relatives aux jeux d’argent et de hasard (à 1h 01 min 30 s du début de la vidéo) par Vincent Eroukmanoff, chargé d’études, unité Data
  3. Motivations d’usages
    Premiers éléments issus de l’enquête Aramis 2 (Attitudes, Représentations, Aspirations et Motivations lors de l’Initiation aux Substances psychoactives), le regard des parents d’adolescents consommateurs, (à 1h 11 min 40 s du début de la vidéo) par Paul Neybourger, chargé d’études, unité Focus
  4. Prises en charge
    Données récentes sur les motifs de consultation et les pratiques professionnelles dans les consultations jeunes consommateurs (CJC) (à 1h 29 min 38 s du début de la vidéo) par Caroline Protais, chargée d’études, unité Focus
    Mise en perspective (à 1h 49 min 54 s du début de la vidéo) par Viêt Nguyen-Thanh, responsable de l'unité addictions de Santé publique France et membre du Collège scientifique de l'OFDT

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The aim of this research report is therefore to describe changes in tobacco and alcohol consumption in the general French population during the first two weeks of lockdown and identify any associated factors. Among current smokers, 26.7% reported an increase in their tobacco consumption since
lockdown and 18.6% reported a decrease, while it remained stable for 54.7%. The increase in tobacco consumption was associated with an age of 18-34 years, a high level of education, and anxiety. Among alcohol drinkers, 10.7% reported an increase in their alcohol consumption since lockdown and 24.4% reported a decrease, while it remained stable for 64.8%. The increase in alcohol consumption was associated with an age of 18-49 years, living in cities of more than 100,000 inhabitants, a high socioprofessional category, and a depressive mood.

Romain Guignard, Raphaël Andler, Guillemette Quatremère, Anne Pasquereau, Enguerrand du Roscoät, Pierre Arwidson, Ivan Berlin, Viêt Nguyen-Thanh, European Journal of Public Health, 7 avril 2021


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Les volumes de tabac vendus dans le réseau des buralistes ont légèrement reculé, alors que la crise sanitaire a eu de fortes conséquences sur l’offre. Les indicateurs relatifs à l’arrêt sont en hausse.
Principaux faits :

  • Les ventes de tabac en baisse de 1,3 % en France continentale
  • Hausse des ventes dans les départements frontaliers en 2020
  • Baisse des ventes de cigarettes mais hausse du tabac à rouler et des autres produits 
  • Des saisies en baisse, marquées par le contexte épidémique 
  • Des usages de tabac en baisse 
  • Augmentation du nombre de personnes ayant pris un traitement pour l’arrêt du tabac
  • Hausse du suivi des tabacologues de Tabac info service, mais un 5e#Mois Sans Tabac moins mobilisateur

Marc-Antoine Douchet, OFDT, mars 2021, 13 p.
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