Décès en Relation avec l’Abus de Médicaments Et de Substances. Principaux résultats enquête DRAMES 2017
CEIP A, 2019, 2 p.
Les principaux faits marquants sont :
La méthadone est toujours la première substance retrouvée, on observe une incidence des décès 8 fois plus élevée avec la méthadone qu’avec la buprénorphine,
Une forte augmentation des décès liés à la cocaïne, qui dépassent pour la première fois les décès par héroïne,
Une légère diminution des décès liés au cannabis et une légère augmentation des décès liés aux amphétamines,
Une stabilisation des décès par opioïdes licites (hors Médicaments de substitution aux opiacés) mais avec une forte augmentation des décès liés à la pholcodine et dans une moindre mesure au tramadol et une diminution des décès liés à la codéine et à l’oxycodone,
Une stabilisation des décès liés aux Nouveaux Produits de Synthèse
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Décès Toxiques par Antalgiques (DTA). Résultats 2017
CEIP A 2019, 1 p.
Les principaux faits marquants sont :
Une très forte augmentation des décès par oxycodone qui rejoint les 3 autres molécules habituellement loin devant : le tramadol reste le plus fréquent, puis on trouve la morphine et la codéine
le nombre de décès par paracétamol, fentanyl et prégabaline reste stable.
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Fin 2018, l’OFDT a mené le cinquième exercice de l’Enquête sur les représentations, opinions et perceptions sur les psychotropes (EROPP)  auprès d’un échantillon de 2 001 personnes, représentatif de la population âgée de 18 à 75 ans. Les personnes interrogées ont été questionnées à propos des drogues licites et illicites, des usagers de ces substances et des politiques les concernant.
Qu’il s’agisse d’alcool, de tabac, de cannabis, de cocaïne ou d’héroïne, EROPP permet de mesurer l’évolution des opinions au cours des deux dernières décennies. Ces perceptions apparaissent fortement liées à la proximité des répondants avec les substances évoquées et au fait de les avoir essayées.
Les résultats 2018 soulignent une modification sensible des représentations de l’alcool et du tabac, notamment sur les seuils de dangerosité.
S’agissant du cannabis, de ses usagers et des mesures législatives, EROPP met en lumière la grande diversité des avis et propose une synthèse des opinions autour de cinq classes de répondants. Sont ainsi distingués et décrits les "répressifs", les "conservateurs", les "modérés", les "réformateurs prudents" et enfin les "pro-légalisation sans compromis".
Concernant l'héroïne et la cocaïne, la perception élevée des dangers se maintient mais on note une très large adhésion à la politique de réduction des risques et des dommages.

Stanislas Spilka, Olivier  Le Nézet, Eric Janssen et al., OFDT, Tendances, n°131, avril 2019, 8 p.

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L’ouvrage s’organise en trois parties qui peuvent être consultées et lues indépendamment les unes des autres :

  • un état des lieux des consommations (incluant des comparaisons au plan européen) et une description des profils d’usagers, des modes d’usage, des conséquences sanitaires et sociales, ainsi que de l’offre et des trafics, y compris sur Internet ;
  • une analyse des orientations des politiques et des réponses publiques mises en œuvre, en termes de législation, de traitement pénal, de prévention, de réduction des risques et des dommages. L’évolution des perceptions des Français sur ces thématiques est également abordée ;
  • douze fiches rassemblant, pour chaque produit (licite ou illicite), famille de produits ou type de conduite addictive sans produit, les dernières données disponibles sur les usages, conséquences, prises en charge, prix, marchés, etc.
    Ces éléments sont précédés d’une synthèse générale qui reprend les points saillants de l'analyse et replace les tendances récentes évoquées dans un contexte élargi, en ouvrant des perspectives.

Une chronologie 2013-2018, de même que des références législatives et bibliographiques, complètent ce travail collectif de l’équipe de l’OFDT.

OFDT, avril 2019

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Le nombre de découvertes de séropositivité VIH est stable entre 2010 et 2017. Environ 6 400 personnes ont découvert leur séropositivité en 2017, dont 3 600 (56%) ont été contaminées lors de rapports hétérosexuels, 2 600 (41%) lors de rapports sexuels entre hommes et 130 (2%) par usage de drogues injectables.

Bulletin de santé publique infection à VIH. Mars 2019

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Au sommaire :    

  • Alcool : un impact sur la santé, même à faibles doses / Mickaël Naassila
  • Évolution du discours public en matière de consommation d’alcool en France / Pierre Ducimetiere et al.
  • Nouveau repère de consommation d’alcool et usage : résultats du Baromètre de Santé publique France 2017 / Raphaël Andler et al.
  • Disputes avec le conjoint, violences verbales et consommation d’alcool pendant la grossesse chez les femmes : données de la cohorte nationale représentative Elfe / Fabienne El-Khoury et al.
  • Du message de prévention « Zéro alcool pendant la grossesse » à l’échange singulier : les sollicitations des femmes à Alcool Info Service / Laure Laviale et al.

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Depuis novembre 2011, un projet en faveur de l’accès aux droits, l’accès aux soins et la continuité des soins des publics sans abri est mis en oeuvre à Marseille (projet ASSAb : Accès aux Soins des personnes Sans Abri). L’un de ses axes concerne l’amélioration de la connaissance des publics et a conduit à la réalisation d’un dénombrement des personnes adultes sans-abri à Marseille ayant eu accès à un lieu à bas seuil d’exigence sur l’année 2016 par le Pôle de Santé Publique de l’AP-HM, dans la continuité de celui déjà réalisé sur l’année 20114. En 2016, dans le courant de l’année, 14 063 personnes se sont retrouvées au moins une fois en situation d’être sans abri dans l’urgence et ont accédé à un lieu d’accueil ou de soin dédié. Par rapport à 2011, où 12 648 personnes avaient été dénombrées, cette étude révèle une augmentation globale de 11,2% de cette population et un accroissement des parts que représentent les femmes, les mineurs et les personnes vieillissantes.

Alexandre Daguzan, Cyril Farnarier, Projet ASSAB, mars 2019, 8 p.

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Méthode : Un module du Baromètre de Santé publique France 2017 portant sur le sommeil a été posé à 12 637 participants, sous-échantillon représentatifs des 18-75 ans résidant en France métropolitaine. Trois indicateurs du sommeil ont été analysés : sommeil de courte durée (moins de 6 heures de sommeil par 24 heures), insomnie chronique (classification internationale ICSD-3) et chronotype « du soir ». Les substances psychoactives incluses dans l’analyse étaient le tabac (consommation actuelle et passée), l’alcool (consommation quotidienne et alcoolisations ponctuelles importantes régulières), le cannabis (Cannabis Abuse Screening Test) et les autres drogues (consommation dans l’année).

Résultats :  Les fumeurs quotidiens, peu ou fortement dépendants, étaient plus fréquemment courts dormeurs que les occasionnels et les non-fumeurs. Les fumeurs quotidiens fortement dépendants étaient également nettement plus sujets à l’insomnie chronique que les autres fumeurs et les non-fumeurs. Le sommeil court et l’insomnie chronique n’était pas significativement associés aux consommations d’alcool, de cannabis ou d’autres drogues illicites. Le chronotype « du soir » était significativement associé aux consommations de tabac, d’alcool et de cannabis.

Conclusion – Notre étude met en évidence des liens significatifs entre consommation de substances psychoactives et caractéristiques du sommeil parmi les adultes, soulignant ainsi l’importance de la prise en compte de chacune de ces thématiques dans l’appréhension de l’autre.

Raphaël Andler, Arnaud Metlaine, Jean-Baptiste Richard, Abdelkrim Zeghnoun, Viêt Nguyen-Thanh, Damien Léger, BEH, N° thématique : le sommeil en France, n°8-9, 12 mars 2019

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Entre 2011 et 2017, le nombre de bénéficiaires d’une délivrance de médicaments de substitution aux opioïdes (MSO) en ville s’est stabilisé autour de 162 500 personnes parmi la population couverte par l’Assurance-maladie. En y ajoutant les personnes ayant des délivrances dans les CSAPA, dans les structures hospitalières et en prison, l’estimation globale du nombre de personnes ayant eu une prescription de MSO avoisine les 180 000. La buprénorphine haut dosage (BHD) hors association avec la naloxone, délivrée en ville à 61 % des patients, reste le traitement le plus fréquent devant la méthadone (38 % des patients). La forme gélule de la méthadone est depuis 2014 plus souvent prescrite que le sirop. En 2018, une nouvelle formulation de BHD en lyophilisat oral et le premier générique de BHD/naloxone ont été commercialisés. Comparée aux principaux pays frontaliers (le Royaume-Uni, l’Irlande, la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne), la France affiche en 2016 le niveau de prescription de TSO par habitant le plus élevé.

Anne-Claire Brisacier, OFDT, mars 2019, 19 p.

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L’OFDT a lancé, début 2018, l’enquête Ad-femina s’adressant, via un questionnaire en ligne auto-administré, à l'ensemble des structures d'addictologie. L’ensemble de ces professionnels étaient invités à décrire les actions développées en direction des publics féminins l’année précédente.
Ad-femina permet de distinguer deux types de dispositifs : ceux d’abord orientés vers l’accompagnement de la maternité et l’aide à la parentalité, et les entités se fixant comme priorité le traitement des vulnérabilités observées aux plans physique, psychologique et social chez les femmes reçues. Si l'enquête met en lumière le rôle de ces accueils concernant l’aide à l’insertion ou l’accompagnement socio-administratif ainsi que l’aide socio-éducative, elle montre également combien les thématiques en lien avec la revalorisation de l’image de soi chez les usagères sont au cœur des enjeux. La majorité des structures développent un accompagnement spécifique aux femmes parallèlement à un accueil général mixte.  La moitié aménagent des créneaux et des espaces spécifiques à l’accueil. Enfin, Ad-femina insiste sur les efforts des structures concernées pour conduire un travail d'information en direction des bénéficiaires potentielles mais aussi des réseaux de soins locaux, afin de favoriser la coordination inter-secteurs.

Carine Mutatayi, Revue Tendances, n°130, mars 2019

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Les ventes de tabac baissent fortement dans le réseau des buralistes, dans un contexte de hausse des prix. Les achats transfrontaliers, qui semblaient stables voire en léger recul localement en 2016 et 2017, pourraient être repartis à la hausse. Si le nombre d’usagers de la cigarette électronique est resté stable entre 2016 et 2017, il pourrait s’agir de plus en  plus  d’utilisateurs  exclusifs,  qui  ne  fument  plus  du  tout  de  tabac,  participant  au  recul  des  ventes  et  de  la  prévalence tabagique ainsi qu’à l’essor du marché de l’e-cigarette. Les ventes de traitements d'aide à l'arrêt atteignent un niveau record, après une hausse de 25 %. Le marché est désormais dominé par les timbres transdermiques. Le recours au dispositif Tabac info service continue de progresser, avec un 3e #MoisSansTabac mobilisateur.

Aurélie Lemernier, OFDT, février 2019, 9 p.

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