On observe depuis une décennie une tendance à l’accroissement de la consommation de cocaïne basée, sous forme de crack ou de free base, au sein de populations particulièrement usagères de substances psychotropes illicites.

Dans ce contexte, la région parisienne demeure cependant depuis les années 1980 la seule zone géographique en France métropolitaine comportant un marché organisé du crack. Implanté à Paris ce marché tend à se déployer actuellement vers le nord, alors qu’on assiste, en parallèle, à une extension régulière de son accessibilité pour les usagers.

Ces dernières années, la visibilité du crack dans l’espace public, via le trafic puis les consommations elles-mêmes, s’est également accrue dans des lieux peu accoutumés à cette présence.

À partir des constats du site parisien et de l'ensemble du dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND) de l’OFDT ainsi que d’autres données complémentaires, ce numéro de Théma TREND revient sur les évolutions du marché du crack francilien. Les auteurs Grégory Pfau, coordinateur du site TREND Île-de-France et Agnès Cadet-Taïrou, responsable du pôle TREND à l’OFDT décrivent la diversification progressive des profils des usagers, les modalités d’usage ainsi que l’impact des consommations.

Grégory Pfau, Agnès Cadet-Taïrou, OFDT, Théma Trend, 2018, mars 2018, 43 p.

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Depuis la mise en place des centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues (CAARUD) en 2004, la question de l’accès réel aux services de réduction des risques et des dommages (RdRD) par ces publics fragiles a régulièrement été posée. ce numéro de Tendances, se propose d’établir un état des lieux de l’accès aux services de prévention et de santé de ces populations vulnérables. Il dresse un diagnostic de la situation avant l’entrée en vigueur de la loi du 26 janvier 2016 qui s'est fixé comme objectif de réduire les inégalités sociales et territoriales.

À travers l’analyse des rapports d’Activité standardisés annuels (ASA-CAARUD) des structures de RdRD en 2015 et une approche cartographique, le texte présente une comparaison des 13 nouvelles régions métropolitaines permettant d’examiner l'accessibilité des CAARUD pour les usagers. Celle-ci se révèle très variable selon les régions tout comme le sont les prestations sanitaires et sociales. Le focus sur la distribution de matériels de RdRD montre une évolution à la hausse entre 2014 et 2015, même si les niveaux demeurent parfois insuffisants.

Christina Diaz Gomez, OFDT, Tendances n°124, 6 p.

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Issu du rapport « Les cancers en France – Edition 2017 », qui sera publié en juin 2018, « L’essentiel des faits et chiffres » présente les données clés sur le cancer et la cancérologie. Au-delà des données générales, deux focus sont proposés. Le premier concerne la question de la participation au programme du dépistage du cancer colorectal, le second fait le point sur la consommation d’alcool et les risques de cancers attribuables à sa consommation.

INCa, mars 2018, 24 p.
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Ce document rassemble différents indicateurs clés sur les ventes de tabac dans le réseau des buralistes, les ventes de traitements et les recours aux dispositifs d’aide à l’arrêt au cours d'une année 2017, marquée par le passage au paquet neutre standardisé (PNS), mesure emblématique du Programme national de réduction du tabagisme (PNRT), et la deuxième édition de l’opération #MoisSansTabac (en novembre).

Aurélie Lermenier-Jeannet, OFDT, mars 2018, 11 p.

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Après un rappel des principaux faits concernant le tabac, cet Aide-mémoire fait le point sur le tabagisme passif, l'aide au sevrage; l'efficacité des campagnes de prévention, de l'interdiction de la publicité et de l'augmentation des taxes, le commerce illicite.

OMS, Aide-mémoire N°339, Mars 2018

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Les intoxications aiguës à l’alcool sont fréquentes au Québec. Entre le 1er janvier et le 26 novembre 2017, les services d’urgence ont reçu 2 332 jeunes âgés de 12 à 24 ans pour cette raison. Cela équivaut à 214 cas par mois, 49 cas par semaine ou 7 cas par jour.

Ces cas sont graves. Parmi les consultations dans les urgences du Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke pour des problèmes liés à l’alcool, le quart des jeunes patients âgés de 12 à 24 ans avait un niveau de priorité indiquant que leur vie était en danger. Les données disponibles ne permettent pas de conclure que les produits à haute teneur en sucre et alcool sont la cause principale des cas d’intoxications aiguës vus aux urgences du Québec en 2017. Néanmoins, leur analyse met en évidence une problématique préoccupante qui justifie de renforcer les actions de prévention.

Les ventes de boissons haute teneur en sucre et alcool sont à la hausse dans les épiceries et dépanneurs du Québec. Ce sont les produits les plus fortement alcoolisés qui voient leurs ventes progresser le plus : une hausse de plus du triple (319 %) pour les produits de plus de 11 % d’alcool dans l’espace d’une année. Plusieurs sont accessibles à faible prix. La publicité de ces produits cible particulièrement les jeunes. L’adoption d’un ensemble de mesures est nécessaire pour prévenir les problèmes liés à l’alcool, incluant les intoxications aiguës. La priorité est de fixer un prix minimum pour toutes les boissons alcoolisées, ajusté selon la concentration en alcool. C’est la meilleure façon d’éviter qu’il soit possible de se procurer des boissons alcoolisées à trop bas prix.

Les cas d’intoxications aiguës chez les jeunes surviennent de façon prépondérante à certains moments de l’année. Il y a lieu de renforcer les mesures de prévention autour des bals de fin d’études et de la Fête nationale, ainsi qu’au moment de la rentrée scolaire dans les cégeps et les universités. Il importe aussi d’offrir un suivi aux jeunes qui consultent aux urgences pour une intoxication à l’alcool ou un problème lié à l’alcool. Enfin, l’application du règlement sur la promotion, la publicité et les programmes éducatifs en matière de boissons alcooliques doit considérer que les messages publiés dans les pages et les comptes commerciaux des médias sociaux sont du contenu publicitaire.

Nicole April, Catherine Paradis, Aurélie Maurice, Manon Niquette, Claude Cyr, Réal Morin, INSPQ, 2018, 28 p.

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L’enquête OSIAP (Ordonnances Suspectes Indicateurs d’Abus Possible ) est une enquête nationale qui contribue à l’évaluation du potentiel d’abus et de dépendance des médicaments grâce à la surveillance et au recueil des ordonnances suspectes identifiées par les pharmaciens d’officine.

Depuis 2001, l’enquête collecte les données relatives aux caractéristiques démographiques des demandeurs, les critères de suspicion de l’ordonnance (faux,falsification par ajout ou modification de la prescription initiale, vol, incohérence...) et les médicaments concernés.

Les données analysées dans le cadre de l’enquête OSIAP sont complémentaires aux autres sources de données exploitables et contribuent à l’identification de signaux d’Addictovigilance. Ces données ont été exploitées à travers 3 exemples qui ont animé l’actualité 2017 en Addictovigilance :le baclofène, la kétamine et la codéine.

Addictovigilance, n° 6 , Bulletin de l'association des centres d'addictovigilance, janvier 2018

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"Our pharmacoepidemiological study involving incident MPH users and a large number of characteristics shows different patterns of MPH use among children and adults. The results among 25-49 years suggest that MPH may be used for medical conditions other than Attention Deficit Hyperactivity Disorder or narcolepsy in adults and that it might be subject to misuse and/or abuse."

V. Pauly, E. Frauger, M. Lepelley, M. Mallaret, Q. Boucherie, J. Micallef
BJCP, british journal of clinical pharmacology, mars 2018

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