Points clés :

  • En 2017, en France métropolitaine, les vapoteurs âgés de 18 à 75 ans ont quasiment tous une expérience avec le tabac, en tant que fumeurs actuels ou ex-fumeurs.
  • La part de fumeurs quotidiens a diminué (de 64,5 % à 39,7 %) chez les vapoteurs alors que celle des ex-fumeurs a augmenté (de 23,5 % à 49,5 %) entre 2014 et 2017
  • Le nombre d’ex-fumeurs quotidiens ayant arrêté de fumer depuis plus de six mois et qui pensent que vapoter les a aidés à arrêter de fumer est estimé à environ 700 000 personnes depuis l’arrivée de l’e-cigarette sur le marché en France
  • La cigarette électronique est perçue comme aussi ou plus nocive que la cigarette ordinaire par la moitié de la population
  • Toutes choses égales par ailleurs, les fumeurs quotidiens la pensent plus nocive que la cigarette ordinaire alors que les vapoteurs et les personnes socioéconomiquement plus favorisées sont plus nombreuses à la penser moins nocive
  • L’interdiction de vapoter dans les lieux où il est interdit de fumer et celle de vendre des e-cigarettes aux mineurs de moins de 18 ans sont favorablement appréciées, par respectivement 66,9 % et 77,5 % de la population.

Anne Pasquereau, Guillemette Quatremère, Romain Guignard et al., Santé publique France, 2019. 17p.

Téléchargez le document

Afin de mieux documenter le phénomène du chemsex en France, l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies a réalisé en 2018, à la demande de la Direction générale de la santé, une enquête sociologique qualitative. Dénommée APACHES (Attentes et PArcours liés au CHEmSex)  celle-ci s'est appuyée sur des entretiens semi-directifs approfondis réalisés auprès de 37 hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH).  Ce travail permet d'analyser la dynamique des trajectoires individuelles et l’expérience du chemsex, du point de vue des personnes impliquées dans ces pratiques.
Dans un contexte de montée d’inquiétudes et de signaux sanitaires associés, ce rapport rédigé par Maitena Milhet fait également le point sur les données de prévalence disponibles et recense un panel d’outils et interventions ayant fait preuve de leur intérêt en matière de réduction des risques et des dommages (RdRD) et d’accompagnement des personnes en difficulté.


Maïtena Milhet, OFDT, mai 2019, 98 p.

Téléchargez le rapport

L’étude Circé (Circulation, consommation et échanges de substances psychoactives en milieu carcéral) conduite entre 2016 et 2018 se propose d'éclairer la question du marché des drogues en prison. Au total, près de 70 entretiens qualitatifs avec différents acteurs du monde pénitentiaire : détenus et ex-détenus (hommes, femmes, mineurs), professionnels pénitentiaires et personnels soignants ont été réalisés. Cette recherche, réalisée dans le cadre de l’appel à projet lancé par la Direction de l’Administration pénitentiaire au titre du  fonds de concours « stupéfiants » géré par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), dresse un état des lieux des substances psychoactives (stupéfiants, médicaments détournés de leur usage et alcool) présentes en détention. Les auteures du rapport étudient la manière dont ces substances sont introduites, mais aussi, l’organisation du marché, les relations sociales qui le sous-tendent et qu’il génère, ainsi que les réponses apportées par l’administration pénitentiaire et les unités sanitaires. Plusieurs préconisations, destinées à prévenir les risques psycho-sociaux liés à l’instauration d’un marché des drogues en détention, sont également faites au terme de ce rapport.

Caroline Protais, Marie Jauffret-Roustide, OFDT, avril 2019, mis en ligne en juin 2019, 90 p.

Téléchargez le rapport

Ce document  rassemble en 8 pages les indicateurs chiffrés les plus récents et les plus pertinents pour quantifier et décrire le phénomène des substances psychoactives en France : consommations, contextes, trafics, conséquences sanitaires et pénales.  Drogues, chiffres clés repose sur les travaux de l’OFDT et ceux d’autres organismes impliqués dans le champ.
Une première partie permet d'estimer le nombre de consommateurs des principales substances licites et illicites parmi les 11-75 ans et de retracer les évolutions des usages des trois principaux produits à l'âge de 17 ans.  La deuxième section est centrée sur les données pour l’alcool, le tabac, le cannabis, la cocaïne, la MDMA/ecstasy, l’héroïne et les opioïdes, les médicaments psychotropes et les nouveaux produits de synthèse.

OFDT, 2019, 8 p.

Téléchargez le document

Ce numéro de Tendances présente, par niveau scolaire, les prévalences et les évolutions de consommations des trois produits les plus largement diffusés à l’adolescence : l’alcool, le tabac et le cannabis. Cette photographie des usages est complétée par des analyses portant spécifiquement sur les lycéens : leur approvisionnement en tabac et en alcool, ainsi que leur pratique de la cigarette électronique et leur expérimentation de substances illicites autres que le cannabis. Tous niveaux de classes de collège confondus, 6 élèves sur 10 déclarent avoir déjà consommé une boisson alcoolisée et 1 sur 10 indique une ivresse alcoolique. Pour le tabac, les niveaux très inférieurs  progressent rapidement :  7,6 % des collégiens de 6e déclarent une expérimentation du tabac et ils sont 37,5 %  en classe de 3e. La diffusion du cannabis ne s’amorce qu’en  4e et atteint 16,1 % en 3e. Durant les « années lycée », des usages plus réguliers s’installent. C'est le cas pour l'alcool,  singulièrement chez les garçons qui sont un tiers à éclarer ce comportement en terminale. La diffusion du tabagisme connaît une accélération : un élève de terminale sur 5 (21,5 %) fume quotidiennement. Quant à l’expérimentation du cannabis,  33,1  % des lycéens sont concernés. La comparaison avec les enquêtes précédentes témoigne d'un recul de l'ensemble des usages au collège. Au lycée c'est aussi le cas pour le tabac et le cannabis mais les niveaux de consommation d'alcool sont stables.

Stanislas Spilka, Emmanuelle Godeau, Olivier Le Nézet, OFDT, Tendances n° 132, juin 2019, 4 p.

Téléchargez la revue

Ce rapport se fonde sur les informations transmises à l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA) par les États membres de l’Union européenne, la Turquie, pays candidat, et la Norvège dans le cadre d’une procédure de rapport annuel. II a pour but de fournir une vue d’ensemble et un résumé de l’état du phénomène des drogues en Europe et des réponses qui y sont apportées. Les données statistiques rapportées ici concernent l’année 2017 (ou l’année la plus récente disponible).


Faits marquants :
Cocaïne: saisies records, nouvelles méthodes de distribution et signes de problèmes sanitaires croissants
Héroïne: signes d’une évolution du marché
Cannabis: nouveaux développements pour la principale drogue en Europe, l’émergence de nouveaux produits complexifie un peu plus les enjeux politiques
Le rôle croissant de l’Europe dans la production de drogues de synthèse
Santé connectée (m-health): la géolocalisation et la réalité virtuelle, de nouveaux outils pour répondre aux problèmes liés aux drogues

OEDT / EMCDDA, 2019, 100 p.

Téléchargez le rapport , le communiqué de presse en français ,  l'infographie sur les consommations estimées en Europe , Voir les données pour la France

Au sommaire
    1,6 million de fumeurs en moins en deux ans, des résultats inédits
    Baisse de la prévalence du tabagisme quotidien parmi les adultes : résultats du Baromètre de Santé publique France 2018
    Estimation du nombre de décès attribuables au tabagisme, en France de 2000 à 2015

BEH, n°15, 28 mai 2019

Téléchargez la revue

Décès en Relation avec l’Abus de Médicaments Et de Substances. Principaux résultats enquête DRAMES 2017
CEIP A, 2019, 2 p.
Les principaux faits marquants sont :
La méthadone est toujours la première substance retrouvée, on observe une incidence des décès 8 fois plus élevée avec la méthadone qu’avec la buprénorphine,
Une forte augmentation des décès liés à la cocaïne, qui dépassent pour la première fois les décès par héroïne,
Une légère diminution des décès liés au cannabis et une légère augmentation des décès liés aux amphétamines,
Une stabilisation des décès par opioïdes licites (hors Médicaments de substitution aux opiacés) mais avec une forte augmentation des décès liés à la pholcodine et dans une moindre mesure au tramadol et une diminution des décès liés à la codéine et à l’oxycodone,
Une stabilisation des décès liés aux Nouveaux Produits de Synthèse
Téléchargez le document

Décès Toxiques par Antalgiques (DTA). Résultats 2017
CEIP A 2019, 1 p.
Les principaux faits marquants sont :
Une très forte augmentation des décès par oxycodone qui rejoint les 3 autres molécules habituellement loin devant : le tramadol reste le plus fréquent, puis on trouve la morphine et la codéine
le nombre de décès par paracétamol, fentanyl et prégabaline reste stable.
Téléchargez le document

Derniers contenus professionnels