En 20 ans, plus de 200 000 adolescents âgés de 17 ans ont été interrogés à intervalles régulier lors de la journée défense et citoyenneté (JDC) dans l’objectif de suivre l’évolution des niveaux d’usage, les changements de pratiques de consommation, repérer et mesurer les nouveaux produits : la présente publication revient sur ces 20 ans d’évolution des usages chez les jeunes, documentée par le dispositif ESCAPAD. Les principales tendances observées mettent en exergue un recul des expérimentations et des usages des substances psychoactives comme l’alcool, le tabac ou le cannabis, en parallèle d’une progression des alcoolisations ponctuelles importantes, du recours à de nouvelles pratiques (e-cigarette, chicha, protoxyde d’azote) et l’observation récente de pratiques de jeux d’argent et de hasard en population adolescente.

Michel Gandilhon, Éric Janssen, Olivier Le Nézet, Alex Brissot, Magali Martinez, Antoine Philippon, Vincent Eroukmanoff, Stanislas Spilka, OFDT, mars 2022, 61 p

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Il n’existe pas actuellement en France de risques d’une « crise des opioïdes » comparable à celle qui a cours en Amérique du Nord. Une diffusion marginale des fentanyloïdes dans la population française La crise sanitaire liée aux opioïdes affectant les Etats-Unis depuis le début des années 2000, avec une implication croissante du fentanyl dans les surdoses mortelles, suscite l’inquiétude des acteurs de santé publique de l’Union européenne. Cette note de synthèse dresse un état des lieux de la situation du fentanyl et des fentanyloïdes en France. Ils y font l’objet d’une diffusion marginale dans la population. Leur forte dimension létale implique néanmoins une surveillance active Néanmoins, compte tenu de la forte dimension létale liée au mésusage de ces opioïdes, l’amélioration des signaux relatifs à leur circulation et leur consommation constitue un objectif prioritaire des autorités sanitaires. La note évoque donc les mesures mises en place par les pouvoirs publics pour prévenir une aggravation du nombre de surdoses.

Magali Martinez, Michel Gandilhon, Note 2021-05, OFDT, Octobre 2021, 10 p.

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L’évaluation des effets de cette intervention repose sur le Baromètre santé de Santé publique France, dispositif d’enquêtes répétées réalisées par téléphone auprès d’échantillons aléatoires de la population des personnes âgées de 18 à 75 ans et résidant en France. Au total, 12 477 fumeurs quotidiens au lancement d’une édition de Mois sans tabac sur la période 2016-2019 ont été inclus dans cette analyse. Le taux de tentatives d’arrêt au dernier trimestre chez ces fumeurs a augmenté de manière continue entre 2016 (15,9%) et 2019 (24,4%). Sur l’ensemble des fumeurs quotidiens au lancement de Mois sans tabac, le taux de tentatives d’arrêt directement attribuables à l’opération a augmenté de 2,9% en 2016 et 2017, à 4,8% en 2018, avant de se stabiliser en 2019 (4,3%). Sur l’ensemble de la période 2016-2019, environ 1,8 million de tentatives d’arrêt étaient attribuables à Mois sans tabac, soit plus du double du nombre d’inscriptions en ligne à l’opération (n=784 874). Cela signifie que l’impact de l’opération va au-delà des seuls inscrits en ligne et qu’il est utile de disposer d’un outil de suivi de ses effets sur les tentatives d’arrêt réalisées par les fumeurs en population générale. La hausse importante du nombre de tentatives d’arrêt observée entre 2017 et 2018 s’inscrit dans le cadre d’une large refonte des supports de communication, notamment la conception de nouveaux spots publicitaires diffusés à la télévision et une stratégie digitale renouvelée, associée à une hausse substantielle du budget d’achat d’espace publicitaire. Ces deux facteurs ont pu redonner de la visibilité et de l’intérêt à participer à l’opération pour les fumeurs.

Romain Guignard, Arnaud Gautier, Raphaël Andler, Noémie Soullier, Viêt Nguyen-Thanh, BEH, n°16, 26 octobre 2021

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Au lieu de démanteler les lieux de trafic de crack dans la capitale, ce qui ne fait que les déplacer, certains préconisent l’enfermement pur et simple des consommateurs : cela reviendrait à les priver de droits et à les soumettre au pouvoir discrétionnaire des pouvoirs publics.

Pierre Auriel, La vie des idées, 12 octobre 2021

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Le centre d'Addictovigilance PACA Corse, coordonnateur national de l'enquête Oppidum (Observation des Produits Illicites ou Détournés de leur Utilisation Médicamenteuse) publie les faits principaux nationaux observés en 2020. Ils concernent la naloxone, les voies d'administration des produits, l'usage de cocaïne, de cannabidiol, de kétamine, des médicaments et MSO. La prochaine enquête aura lieu du 4 au 31 octobre 2021.

Centre d'Addictovigilance Paca-Corse, septembre 2021, 2 p. (plaquette)

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L’équipe d’addictologie de l’hôpital parisien Louis Mourier a réalisé une revue de littérature destinée à mieux comprendre l’impact du COVID sur les addictions, mais aussi l’impact des addictions sur le risque de COVID, notamment sa gravité. Synthèse  de l'étude publiée dans Progress in Neuropsychopharmacology & Biological Psychiatry.

Addict'Aide, 16 septembre 2021
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L'anthropologue Pascale Jamoulle présente sa méthodologie d'enquête par des récits de vie de personnes aussi différentes que des femmes victimes de violences intrafamiliales et/ou conjugales, des usagers de drogues engagés dans les trafics, des victimes de sectes ou des travailleurs précaires et surexploités. Elle y pense la question de la « déprise » : quelles sont les ressources internes et externes, que mobilisent les victimes pour se sortir du système d'emprise ? Ainsi dégage-t-elle des pistes utiles aux travailleurs sociaux et aux soignants pour aller vers des victimes entravées par le filet des nœuds de l'emprise.

MMPCR, Mission métropolitaine de prévention des conduite à risques, web conférence, 24 juin 2021, 1h48
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Cette 7ème édition du point Sintes, Système d’identification national des toxiques et des substances, décrit l'activité de veille, de collecte et d'analyse des produits en circulation par le dispositif au cours de l'année 2020. Comme l’année précédente, la substance vendue comme de la cocaïne a été le produit le plus souvent collecté, les autres substances analysées par le dispositif étant supposées être de l'héroïne, du cannabis, des amphétamines, de la MDMA/ecstasy et des cathinones (3 MMC). Dans les trois-quarts des cas, l’analyse confirme que le contenu correspond au produit attendu par les usagers mais les analyses révèlent aussi une grande variabilité des teneurs et, dans un cas sur 5 (22 % des analyses), des arnaques ou tromperies ont été constatées. ce numéro du Point SINTES se penche sur les signalements d’herbe de cannabis à laquelle ont été ajoutés des cannabinoïdes de synthèse, phénomène également repéré dans d’autres pays européens. Enfin, la publication revient sur les 23 molécules psychoactives détectées pour la première fois en France par le réseau de laboratoires partenaires SINTES.

Victor Detrez, OFDT, Note de synthèse n° 2021-05, août 2021, 16 p.

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Quelque 300 000 personnes ont été accueillies dans les CSAPA en 2019 et ce nombre a augmenté de 7 % entre 2015 et 2019. Différents groupes de patients peuvent être distingués selon le produit consommé posant le plus de problèmes. Les usagers uniquement ou principalement en difficulté avec l’alcool ou le tabac constituent l’ensemble numériquement le plus important au sein duquel la part des plus de 50 ans augmente. La part des personnes prises en charge pour leur usage de cannabis est stable mais on constate chez ces patients une progression du nombre d'usagers quotidiens et des dépendants. Concernant les personnes prises en charge pour d’autres drogues illicites, le profil de polyconsommateurs usagers d’opioïdes domine. Cependant, l’évolution majeure est l’augmentation des demandes de traitement en lien avec la cocaïne (+ 76 %) sous sa forme poudre ou sa forme base. L'effectif des personnes concernées par les addictions sans substance (jeux d'argent et de hasard, troubles alimentaires…) progresse mais reste faible par rapport aux autres groupes (3,9 %).

Christophe Palle, Tendances n° 146, OFDT, août 2021, 6 p.

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Cette note présente les principaux résultats du dispositif « SINTES-observation crack Idf », intégré à l’étude Crack en Ile-de-France. Cette étude (voir synthèse) comportait deux volets. Le premier portait sur l’organisation du marché du crack et la caractérisation des produits. Il a reposé notamment sur une analyse d’échantillons de crack. Le second visait à mieux définir les réponses publiques adaptées aux usagers de crack selon leur parcours de vie et les besoins qu’ils expriment. Les données présentées dans cette note sont tirées d'un questionnaire accompagnant chaque collecte. Il renseigne tout d'abord sur les usagers (profil socio-démographique). Il fournit ensuite des informations sur le contexte d’achat (lieux, type de revendeurs, prix). L’analyse en laboratoire caractérise le crack en circulation en Ile-de-France (poids des galettes, teneur en cocaïne, produits de coupe).

Agnès Cadet-Taïrou, Grégory Pfau, Victor Detrez, Note 2021,  Juillet 2021, 30 p.

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