Depuis novembre 2011, un projet en faveur de l’accès aux droits, l’accès aux soins et la continuité des soins des publics sans abri est mis en oeuvre à Marseille (projet ASSAb : Accès aux Soins des personnes Sans Abri). L’un de ses axes concerne l’amélioration de la connaissance des publics et a conduit à la réalisation d’un dénombrement des personnes adultes sans-abri à Marseille ayant eu accès à un lieu à bas seuil d’exigence sur l’année 2016 par le Pôle de Santé Publique de l’AP-HM, dans la continuité de celui déjà réalisé sur l’année 20114. En 2016, dans le courant de l’année, 14 063 personnes se sont retrouvées au moins une fois en situation d’être sans abri dans l’urgence et ont accédé à un lieu d’accueil ou de soin dédié. Par rapport à 2011, où 12 648 personnes avaient été dénombrées, cette étude révèle une augmentation globale de 11,2% de cette population et un accroissement des parts que représentent les femmes, les mineurs et les personnes vieillissantes.

Alexandre Daguzan, Cyril Farnarier, Projet ASSAB, mars 2019, 8 p.

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Méthode : Un module du Baromètre de Santé publique France 2017 portant sur le sommeil a été posé à 12 637 participants, sous-échantillon représentatifs des 18-75 ans résidant en France métropolitaine. Trois indicateurs du sommeil ont été analysés : sommeil de courte durée (moins de 6 heures de sommeil par 24 heures), insomnie chronique (classification internationale ICSD-3) et chronotype « du soir ». Les substances psychoactives incluses dans l’analyse étaient le tabac (consommation actuelle et passée), l’alcool (consommation quotidienne et alcoolisations ponctuelles importantes régulières), le cannabis (Cannabis Abuse Screening Test) et les autres drogues (consommation dans l’année).

Résultats :  Les fumeurs quotidiens, peu ou fortement dépendants, étaient plus fréquemment courts dormeurs que les occasionnels et les non-fumeurs. Les fumeurs quotidiens fortement dépendants étaient également nettement plus sujets à l’insomnie chronique que les autres fumeurs et les non-fumeurs. Le sommeil court et l’insomnie chronique n’était pas significativement associés aux consommations d’alcool, de cannabis ou d’autres drogues illicites. Le chronotype « du soir » était significativement associé aux consommations de tabac, d’alcool et de cannabis.

Conclusion – Notre étude met en évidence des liens significatifs entre consommation de substances psychoactives et caractéristiques du sommeil parmi les adultes, soulignant ainsi l’importance de la prise en compte de chacune de ces thématiques dans l’appréhension de l’autre.

Raphaël Andler, Arnaud Metlaine, Jean-Baptiste Richard, Abdelkrim Zeghnoun, Viêt Nguyen-Thanh, Damien Léger, BEH, N° thématique : le sommeil en France, n°8-9, 12 mars 2019

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Entre 2011 et 2017, le nombre de bénéficiaires d’une délivrance de médicaments de substitution aux opioïdes (MSO) en ville s’est stabilisé autour de 162 500 personnes parmi la population couverte par l’Assurance-maladie. En y ajoutant les personnes ayant des délivrances dans les CSAPA, dans les structures hospitalières et en prison, l’estimation globale du nombre de personnes ayant eu une prescription de MSO avoisine les 180 000. La buprénorphine haut dosage (BHD) hors association avec la naloxone, délivrée en ville à 61 % des patients, reste le traitement le plus fréquent devant la méthadone (38 % des patients). La forme gélule de la méthadone est depuis 2014 plus souvent prescrite que le sirop. En 2018, une nouvelle formulation de BHD en lyophilisat oral et le premier générique de BHD/naloxone ont été commercialisés. Comparée aux principaux pays frontaliers (le Royaume-Uni, l’Irlande, la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne), la France affiche en 2016 le niveau de prescription de TSO par habitant le plus élevé.

Anne-Claire Brisacier, OFDT, mars 2019, 19 p.

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L’OFDT a lancé, début 2018, l’enquête Ad-femina s’adressant, via un questionnaire en ligne auto-administré, à l'ensemble des structures d'addictologie. L’ensemble de ces professionnels étaient invités à décrire les actions développées en direction des publics féminins l’année précédente.
Ad-femina permet de distinguer deux types de dispositifs : ceux d’abord orientés vers l’accompagnement de la maternité et l’aide à la parentalité, et les entités se fixant comme priorité le traitement des vulnérabilités observées aux plans physique, psychologique et social chez les femmes reçues. Si l'enquête met en lumière le rôle de ces accueils concernant l’aide à l’insertion ou l’accompagnement socio-administratif ainsi que l’aide socio-éducative, elle montre également combien les thématiques en lien avec la revalorisation de l’image de soi chez les usagères sont au cœur des enjeux. La majorité des structures développent un accompagnement spécifique aux femmes parallèlement à un accueil général mixte.  La moitié aménagent des créneaux et des espaces spécifiques à l’accueil. Enfin, Ad-femina insiste sur les efforts des structures concernées pour conduire un travail d'information en direction des bénéficiaires potentielles mais aussi des réseaux de soins locaux, afin de favoriser la coordination inter-secteurs.

Carine Mutatayi, Revue Tendances, n°130, mars 2019

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Les ventes de tabac baissent fortement dans le réseau des buralistes, dans un contexte de hausse des prix. Les achats transfrontaliers, qui semblaient stables voire en léger recul localement en 2016 et 2017, pourraient être repartis à la hausse. Si le nombre d’usagers de la cigarette électronique est resté stable entre 2016 et 2017, il pourrait s’agir de plus en  plus  d’utilisateurs  exclusifs,  qui  ne  fument  plus  du  tout  de  tabac,  participant  au  recul  des  ventes  et  de  la  prévalence tabagique ainsi qu’à l’essor du marché de l’e-cigarette. Les ventes de traitements d'aide à l'arrêt atteignent un niveau record, après une hausse de 25 %. Le marché est désormais dominé par les timbres transdermiques. Le recours au dispositif Tabac info service continue de progresser, avec un 3e #MoisSansTabac mobilisateur.

Aurélie Lemernier, OFDT, février 2019, 9 p.

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La prévention des risques liés aux antalgiques opioïdes est une préoccupation majeure des autorités de santé. L’Agnce nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) publie un rapport sur la consommation des antalgiques opioïdes en France, s’inscrivant ainsi dans une démarche de surveillance globale de l’utilisation des médicaments utilisés dans la prise en charge de la douleur. Les principaux enseignements du rapport :

  • D’après les données de l’assurance maladie, près de 10 millions de français ont eu une prescription d’antalgique opioïde en 2015. En 2017, l’antalgique opioïde le plus consommé en France est le tramadol puis la codéine en association et la poudre d’opium associée au paracétamol. Viennent ensuite la morphine, premier antalgique opioïde fort, l’oxycodone, à présent pratiquement autant consommé que la morphine, puis le fentanyl transdermique et transmuqueux à action rapide.    
  • Entre 2006 et 2017, la prescription d’opioïdes forts a augmenté d’environ 150 %[3] . L’oxycodone est l’antalgique opioïde qui marque l’augmentation la plus importante.
  • La consommation globale des opioïdes faibles est restée relativement stable. Le retrait du dextropropoxyphène en 2011 a été accompagné de l’augmentation de la consommation des autres opioïdes faibles et en particulier du tramadol. Il devient l’antalgique opioïde le plus consommé (forts et faibles confondus) avec une augmentation de plus de 68 % entre 2006 et 2017.
  • (...) Le nombre d’hospitalisations liées à la consommation d’antalgiques opioïdes obtenus sur prescription médicale a augmenté de 167 % entre 2000 et 2017 passant de 15 à 40 hospitalisations pour un million d’habitants. Le nombre de décès liés à la consommation d’opioïdes a augmenté de 146 %, entre 2000 et 2015, avec au moins 4 décès par semaine.

Etat des lieux de la consommation des antalgiques opioïdes et de leurs usages problématiques - Emilie Monzon, ANSM, 20 février 2019, 52 p.

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Sommaire :

  • Éditorial - Alcool et réduction des risques
  • La consommation d’alcool chez les adultes en France en 2017  - Jean-Baptiste Richard
  • La mortalité attribuable à l’alcool en France en 2015 - Christophe Bonaldi
  • Consommation et approvisionnement en alcool à 17 ans en France : résultats de l’enquête ESCAPAD 2017 - Antoine Philippon et coll.
  • Focus - Perceptions et comportements vis-à-vis de l’alcool à l’adolescence : connaître les contextes et les motivations d’usage pour agir efficacement - Ivana Obradovic

BEH, n° 5-6, 19 février 2019

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Introduction – L’enquête Escapad (Enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense) est réalisée régulièrement depuis 2000 par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT). Les résultats permettent d’offrir un point précis sur les comportements suicidaires et les principaux facteurs associés en 2017, et d’en suivre les évolutions au cours des dix dernières années. Méthodes – Le neuvième exercice de l’enquête Escapad, menée par l’OFDT lors de la Journée défense et citoyenneté, s’est déroulé en mars 2017 auprès de 39 115 adolescents français de métropole âgés de 17 ans. Résultats – En 2017, près de 3% des adolescents de 17 ans déclaraient avoir fait au cours de leur vie une tentative de suicide ayant nécessité une hospitalisation, et plus d’un jeune sur dix déclarait avoir pensé au moins une fois au suicide au cours des 12 mois précédant l’enquête. La comparaison avec les éditions précédentes de l’enquête (2011 et 2014) révèle une augmentation significative des tentatives de suicide et pensées suicidaires déclarées chez les filles entre 2011 et 2017. La variable la plus fortement associée à la déclaration de pensées suicidaires et de tentatives de suicide est le fait de présenter un risque élevé de dépression. Après contrôle sur le sexe, la situation scolaire, la structure familiale, le risque de dépression et la catégorie socioprofessionnelle des parents, les résultats soulignent un lien fort entre tentative de suicide et usages de substances psychoactives, en particulier l’usage de substances illicites autres que le cannabis chez les garçons et l’usage quotidien de tabac chez les filles. Conclusion – Nos données suggèrent que les usages de substances psychoactives pourraient être utilisés comme des indicateurs potentiels pour le repérage d’un risque accru de conduites suicidaires. Ils confirment également l’importance d’une prise en charge précoce des troubles dépressifs chez les adolescents afin d’en réduire l’impact, en particulier sur les passages à l’acte suicidaire.

Eric Janssen, Stanislas Spilka, Enguerrand du Roscoä, BEH, n° 3-4, Numéro thématique Suicide et tentatives de suicide : données épidémiologiques récentes, 5 février 2019

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Présentation des résultats concernant la perception des risques de la consommation de tabac (premier facteur de risque de cancers évitable en France) et des bénéfices liés à l'arrêt.. Ce Baromètre cancer 2015 permet aussi d'établir des comparaisons des opinions de la population vis-à-vis du tabagisme avec les Baromètres cancer 2005 et 2010.

Pasquereau, A, Santé publique France, Coll. Baromètres santé, 25 janvier 2019, 18 p.

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Points clés : En 2017 :
•    la prévalence standardisée du tabagisme quotidien en Paca était significativement plus élevée que la moyenne nationale
•    la prévalence du tabagisme quotidien en Paca parmi les 18-75 ans était stable comparé à 2016 tandis qu’elle baissait au niveau national.
•    la prévalence du tabagisme quotidien en Paca chez les jeunes de 17 ans était proche de la moyenne française.
•    la proportion de personnes déclarant vapoter quotidiennement en Paca était proche de la moyenne française.
•    57,6%  des fumeurs quotidiens déclaraient avoir envie d’arrêter de fumer. Parmi les fumeurs quotidiens, 28,2% avaient fait une tentative d’arrêt d’au moins une semaine au cours des 12 derniers mois (contre 26,3% en France métropolitaine.

Santé publique France, janvier 2019

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