Ce nouveau rapport souligne l’impact majeur des marchés des drogues de l’UE en matière de santé et de sécurité
Chaque année, les Européens dépensent au moins 30 milliards d’euros pour des achats de drogues illicites auprès de réseaux de vente au détail, faisant du marché des drogues une source de revenus majeure pour les groupes criminels organisés au sein de l’Union européenne. Ce montant est révélé ce jour à l’occasion du rendu public du rapport 2019 sur les marchés des drogues dans l’UE, publié par l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA) et Europol. Environ deux cinquièmes de ce montant total (39 %) sont consacrés à l’achat de cannabis, 31 % à la cocaïne, 25 % à l’héroïne et 5 % aux amphétamines et à la MDMA.
Les deux agences se sont conjointement mobilisées pour cette troisième édition de l’état des lieux du
marché européen des drogues illicites. Le rapport analyse les étapes de la chaîne d’approvisionnement:
production, trafic, distribution et vente. Il décrit les impacts majeurs du marché des drogues illicites en matière de santé et de sécurité et met en lumière l’importance cruciale d'une approche globale pour la mise en place de politiques efficaces en matière de contrôle des stupéfiants.

Rapport 2019 de l'EMCDA et d'Europol sur les marchés des drogues dans l'Union Européenne, novembre 2019

Téléchargez le communiqué en français ; le rapport complet en anglais

Afin d’explorer les problématiques liées aux usages de substances dans le cadre du programme « Un chez soi d’abord », l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies a réalisé en 2018 l’étude APROCHES, en partenariat avec l’université Aix-Marseille (EA3279) et le CREAI-Midi-Pyrénées (Centre régional d’études, d’actions et d’informations en faveur des personnes en situation de vulnérabilité). Ce programme propose aux personnes souffrant de troubles psychiques sévères qui sont sans abri, un logement en tant que locataire, accompagné d’un suivi régulier par une équipe pluridisciplinaire.
Conduite en réponse à l’appel à projets général 2016 - volet Prévention, de l’IReSP, cette recherche s’est attachée à caractériser la population des consommateurs à risque d’une part et à éclairer les effets du dispositif sur les usages de produits en les reliant à l’expérience et aux trajectoires de vie des personnes d’autre part. Le volet quantitatif de la recherche a reposé sur une étude randomisée réalisée auprès de 703 personnes. Des entretiens semi‐directifs approfondis ont par ailleurs été menés auprès de 23 personnes volontaires.

Caroline Protais, Maïtena Milhet, Cristina Diaz-Gomez, OFDT, 2019, 73 p.

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Le rapport 2019 est composé de 10 cahiers indépendants : Politique et stratégie nationale, Cadre légal, Usages, Prévention, Prise en charge et offre de soins, Bonnes pratiques*, Conséquences sanitaires et réduction des risques, Marché et criminalité, Prison et Recherche*. Parmi eux, 2 (ceux marqués d'un astérisque) sont disponibles uniquement en anglais.


Après avoir décrit le cadre légal et la politique de lutte contre les drogues illicites, ce rapport 2019 réunit les dernières données de prévalence d'usage en populations adulte et jeune ainsi que celles relatives à la prévention et aux conséquences sanitaires de ces consommations, ainsi qu'aux demandes de traitement et à la réduction des risques et des dommages. Il détaille aussi les évolutions des marchés des différentes drogues et aborde la réponse pénale, notamment grâce à un chapitre dédié à la prison. Enfin, il dresse un panorama (en anglais uniquement) des bonnes pratiques et de la recherche en matière de conduites addictives en France.

OFDT, novembre 2019

Consultez le rapport sur le site de l'OFDT

Face à l’augmentation récente des cas de troubles neurologiques graves en lien avec un usage détourné du gaz protoxyde d’azote, les autorités sanitaires, en lien avec la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) et l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), mettent en garde sur les dangers de cette pratique, même occasionnelle.

Ministère des solidarités et de la santé, 19 novembre 2019

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Le tabac est le principal facteur de risque de décès évitable en Europe, et sa part dans la mortalité totale y est particulièrement élevée en comparaison des autres régions du monde. Cet article analyse l’influence de la consommation de tabac sur les niveaux et tendances de la mortalité en Europe et examine en quoi les variations du tabagisme d’un pays européen à l’autre expliquent les différences de niveaux et de tendances de l’espérance de vie.

Fanny Janssen, Population et sociétés, n° 571, novembre 2019

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Dans ce 3ème volet de notre série vidéo « Grand angle – CONSTANCES », Guillaume Airagnes, Psychiatre-addictologue à l'Hôpital Européen Georges Pompidou et chercheur à l'INSERM, et Nicolas Prisse, président de la MILDECA, reviennent sur l’impact des conditions de travail sur les consommations d’alcool, de tabac et de cannabis des Français. Ces données sont issues des résultats de la cohorte CONSTANCES, plus grande cohorte épidémiologique en France.

MILDECA | Grand angle - novembre 2019

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Ce portrait de territoire, conçu par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), à la demande et avec le financement de l’ARS PACA, propose un état des lieux complet des consommations de substances psychoactives et de l’offre médico-sociale dans le champ des addictions observées dans la région PACA en 2017. Il s’appuie sur l’ensemble des sources disponibles les plus récentes : enquêtes en population générale, statistiques administratives, enquêtes auprès des professionnels des dispositifs d’accueil et de soins aux personnes souffrant d’addictions (CSAPA, CAARUD, consultations jeunes consommateurs) et dispositif TREND. La région PACA se caractérise notamment des usages de cannabis supérieurs à la moyenne nationale, ainsi que par une pluralité des sous-espaces de consommation alors que l'offre médico-sociale de prise en charge se situe sur le littoral méditerranéen.

Anne-Claire Brisacier, Agnès Cadet-Taïrou, Cristina Díaz-Gómez et al., OFDT, juillet 2019, mise en ligne novembre 2019, 70 p.

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Pourquoi les adolescents ont-ils recours aux produits psychoactifs ? Comment certains en viennent-ils à s’installer dans une consommation régulière alors que d’autres parviennent à limiter leur usage ? Pour explorer ces questions, l’OFDT a lancé en 2014 une vaste enquête qualitative baptisée ARAMIS (Attitudes, représentations, aspirations et motivations lors de l'initiation aux substances psychoactives).
Près de 200 jeunes âgés de 13 à 18 ans, issus de milieux sociaux et de territoires diversifiés, ont été interrogés en face-à-face en France métropolitaine.
Après une première synthèse des résultats parue en décembre 2017, ce rapport d'Ivana Obradovic approfondit quelques points marquants de l’étude. Les résultats confirment l’importance cruciale des représentations et de l’entourage dans le développement d’habitudes de consommation de drogues. Ils témoignent en outre de la « dénormalisation » du tabac dans les jeunes générations, à rebours d’une représentation largement positive de l’alcool et du cannabis. Par ailleurs les mineurs interrogés apparaissent fortement demandeurs de repères et d’informations concrètes quant aux modes efficaces de contrôle, d’autorégulation, notamment en matière d’alcool.
Afin d'observer l’évolution des représentations dans les générations nées à partir des années 2000, une nouvelle édition d’ARAMIS sera conduite à partir de 2020. Elle élargira son champ aux jeunes adultes (18-23 ans)

Ivana Obradovic, OFDT, octobre 2019, 55 p.

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Lors du 9e exercice de l'enquête ESCAPAD, en mars 2017, l'OFDT a interrogé 13 330 jeunes de 17 ans à propos de leurs équipements électroniques et de la pratique qu’ils en font. Ces adolescents ont également répondu à des questions sur leur socialisation en ligne. Les résultats sont aujourd'hui présentés dans une note signée par Antoine Philippon et Stanislas Spilka.
La quasi-totalité des jeunes (99,4 %) possèdent un téléphone portable et pour 97,8 % il s’agit d’un smartphone. Presque tous ces adolescents disposent aussi d’un ordinateur (97,6 %) et d’un téléviseur (97,4 %) à leur domicile. Les consoles de jeux sont présentes dans 85,1 % des foyers des jeunes et les tablettes dans 76,6 %.
Les usages de consoles de jeux supérieurs à deux heures quotidiennes sont bien supérieurs chez les garçons (24,7 % vs 4,1 %).
Par ailleurs, la présence de ces appareils dans la chambre des adolescents influe sur les temps d’usages. Ainsi, 49,7 % des jeunes ayant un ordinateur dans leur chambre déclarent l’utiliser plus de deux heures au quotidien contre 20,8 % de ceux qui n’ont pas ce même accès.
Si on additionne les temps moyens devant ces quatre types d’écrans au cours de la semaine écoulée, 57 % des jeunes y ont passé au moins quatre heures quotidiennes et 39 % plus de six heures. La part de ceux qui n’ont pas du tout fréquenté ces écrans est de 3 %.
L'enquête révèle aussi que plus de six jeunes sur dix n'éteignent pas leur téléphone lorsqu’ils dorment (61,5 %) et que près de sept sur dix le gardent allumé en cours (68,1 %) .
Questionnés sur leurs usages des réseaux sociaux, la moitié des jeunes de 17 ans (48,6 %) estiment y passer trop de temps. Les filles sont nettement plus concernées par ce ressenti (58,7 %) que les garçons (38,4 %)

Antoine Philippon, Stanislas Spilka, OFDT, Note n° 2019-02, octobre 2019, 9 p.

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Le système d'identification national des toxiques et des substances (SINTES) de l'OFDT est un dispositif articulé au réseau d'observation TREND et opérationnel depuis 1999.
Le Point SINTES présente régulièrement la synthèse des travaux réalisés par l'Observatoire dans le cadre de ce dispositif de veille, de collecte et d'analyse des produits en circulation.
Le numéro 5 dresse le bilan de l'année 2018 au cours de laquelle 385 collectes ont été réalisées.

T. NÉFAU, OFDT, 2019, 11 p.

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