Face à l’augmentation récente des cas de troubles neurologiques graves en lien avec un usage détourné du gaz protoxyde d’azote, les autorités sanitaires, en lien avec la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) et l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), mettent en garde sur les dangers de cette pratique, même occasionnelle.

Ministère des solidarités et de la santé, 19 novembre 2019

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Le tabac est le principal facteur de risque de décès évitable en Europe, et sa part dans la mortalité totale y est particulièrement élevée en comparaison des autres régions du monde. Cet article analyse l’influence de la consommation de tabac sur les niveaux et tendances de la mortalité en Europe et examine en quoi les variations du tabagisme d’un pays européen à l’autre expliquent les différences de niveaux et de tendances de l’espérance de vie.

Fanny Janssen, Population et sociétés, n° 571, novembre 2019

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Dans ce 3ème volet de notre série vidéo « Grand angle – CONSTANCES », Guillaume Airagnes, Psychiatre-addictologue à l'Hôpital Européen Georges Pompidou et chercheur à l'INSERM, et Nicolas Prisse, président de la MILDECA, reviennent sur l’impact des conditions de travail sur les consommations d’alcool, de tabac et de cannabis des Français. Ces données sont issues des résultats de la cohorte CONSTANCES, plus grande cohorte épidémiologique en France.

MILDECA | Grand angle - novembre 2019

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Ce portrait de territoire, conçu par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), à la demande et avec le financement de l’ARS PACA, propose un état des lieux complet des consommations de substances psychoactives et de l’offre médico-sociale dans le champ des addictions observées dans la région PACA en 2017. Il s’appuie sur l’ensemble des sources disponibles les plus récentes : enquêtes en population générale, statistiques administratives, enquêtes auprès des professionnels des dispositifs d’accueil et de soins aux personnes souffrant d’addictions (CSAPA, CAARUD, consultations jeunes consommateurs) et dispositif TREND. La région PACA se caractérise notamment des usages de cannabis supérieurs à la moyenne nationale, ainsi que par une pluralité des sous-espaces de consommation alors que l'offre médico-sociale de prise en charge se situe sur le littoral méditerranéen.

Anne-Claire Brisacier, Agnès Cadet-Taïrou, Cristina Díaz-Gómez et al., OFDT, juillet 2019, mise en ligne novembre 2019, 70 p.

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Pourquoi les adolescents ont-ils recours aux produits psychoactifs ? Comment certains en viennent-ils à s’installer dans une consommation régulière alors que d’autres parviennent à limiter leur usage ? Pour explorer ces questions, l’OFDT a lancé en 2014 une vaste enquête qualitative baptisée ARAMIS (Attitudes, représentations, aspirations et motivations lors de l'initiation aux substances psychoactives).
Près de 200 jeunes âgés de 13 à 18 ans, issus de milieux sociaux et de territoires diversifiés, ont été interrogés en face-à-face en France métropolitaine.
Après une première synthèse des résultats parue en décembre 2017, ce rapport d'Ivana Obradovic approfondit quelques points marquants de l’étude. Les résultats confirment l’importance cruciale des représentations et de l’entourage dans le développement d’habitudes de consommation de drogues. Ils témoignent en outre de la « dénormalisation » du tabac dans les jeunes générations, à rebours d’une représentation largement positive de l’alcool et du cannabis. Par ailleurs les mineurs interrogés apparaissent fortement demandeurs de repères et d’informations concrètes quant aux modes efficaces de contrôle, d’autorégulation, notamment en matière d’alcool.
Afin d'observer l’évolution des représentations dans les générations nées à partir des années 2000, une nouvelle édition d’ARAMIS sera conduite à partir de 2020. Elle élargira son champ aux jeunes adultes (18-23 ans)

Ivana Obradovic, OFDT, octobre 2019, 55 p.

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Lors du 9e exercice de l'enquête ESCAPAD, en mars 2017, l'OFDT a interrogé 13 330 jeunes de 17 ans à propos de leurs équipements électroniques et de la pratique qu’ils en font. Ces adolescents ont également répondu à des questions sur leur socialisation en ligne. Les résultats sont aujourd'hui présentés dans une note signée par Antoine Philippon et Stanislas Spilka.
La quasi-totalité des jeunes (99,4 %) possèdent un téléphone portable et pour 97,8 % il s’agit d’un smartphone. Presque tous ces adolescents disposent aussi d’un ordinateur (97,6 %) et d’un téléviseur (97,4 %) à leur domicile. Les consoles de jeux sont présentes dans 85,1 % des foyers des jeunes et les tablettes dans 76,6 %.
Les usages de consoles de jeux supérieurs à deux heures quotidiennes sont bien supérieurs chez les garçons (24,7 % vs 4,1 %).
Par ailleurs, la présence de ces appareils dans la chambre des adolescents influe sur les temps d’usages. Ainsi, 49,7 % des jeunes ayant un ordinateur dans leur chambre déclarent l’utiliser plus de deux heures au quotidien contre 20,8 % de ceux qui n’ont pas ce même accès.
Si on additionne les temps moyens devant ces quatre types d’écrans au cours de la semaine écoulée, 57 % des jeunes y ont passé au moins quatre heures quotidiennes et 39 % plus de six heures. La part de ceux qui n’ont pas du tout fréquenté ces écrans est de 3 %.
L'enquête révèle aussi que plus de six jeunes sur dix n'éteignent pas leur téléphone lorsqu’ils dorment (61,5 %) et que près de sept sur dix le gardent allumé en cours (68,1 %) .
Questionnés sur leurs usages des réseaux sociaux, la moitié des jeunes de 17 ans (48,6 %) estiment y passer trop de temps. Les filles sont nettement plus concernées par ce ressenti (58,7 %) que les garçons (38,4 %)

Antoine Philippon, Stanislas Spilka, OFDT, Note n° 2019-02, octobre 2019, 9 p.

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Le système d'identification national des toxiques et des substances (SINTES) de l'OFDT est un dispositif articulé au réseau d'observation TREND et opérationnel depuis 1999.
Le Point SINTES présente régulièrement la synthèse des travaux réalisés par l'Observatoire dans le cadre de ce dispositif de veille, de collecte et d'analyse des produits en circulation.
Le numéro 5 dresse le bilan de l'année 2018 au cours de laquelle 385 collectes ont été réalisées.

T. NÉFAU, OFDT, 2019, 11 p.

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Dans cette seconde vidéo de la série Grand angle – CONSTANCES, Guillaume Airagnes, Psychiatre-addictologue à l'Hôpital Européen Georges Pompidou et chercheur à l'INSERM fait le point sur les niveaux de consommations des Français en matière d’alcool, de tabac et de cannabis. Ces données sont issues des résultats de la cohorte CONSTANCES, plus grande cohorte épidémiologique en France. Tabac : disparition des disparités Hommes / Femmes, diminution de la consommation avec l'âge mais l'intensité augmente avec l'âge Alcool : binge drinking chez les jeunes, consommation chronique à problème chez les plus âgés. Les conditions de vie des catégories socio professionnelles les plus aisées sont un facteur protecteur chez les hommes mais pas chez les femmes Cannabis : 8% des hommes et 4 % des femmes consomment au moins une fois par semaine Polyconsommation : Plus la consommation d'alcool augmente, plus la fréquece d'usage du tabac et du cannabis augmente (encore plus marqué chez les jeunes)

MILDECA, Grand angle, octobre 2019

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Inspiré de différentes expériences internationales, le programme « Un chez soi d’abord » est développé en France depuis 2011 en direction de publics en situation de précarité par rapport au logement, souffrant de troubles psychiques sévères, usagers ou non de substances psychoactives. Il propose au bénéficiaire un logement en tant que locataire, accompagné d’un suivi régulier par une équipe pluridisciplinaire.
Afin de documenter plus spécifiquement les problématiques liées aux addictions dans le programme, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), en partenariat avec l’équipe du professeur Auquier (EA3279 – Santé publique et maladies chroniques université Aix-Marseille) et le CREAI-Midi-Pyrénées (Centre régional d’études, d’actions et d’informations en faveur des personnes en situation de vulnérabilité), a conduit en 2018 la recherche sur les Addictions dans le programme « Un chez soi d’abord » (APROCHES).
Le numéro 134 de Tendances, écrit par Maitena Milhet, Caroline Protais et Cristina Díaz Gómez, décrit les deux composantes complémentaires de ce travail. Un volet quantitatif a exploré le profil de ces publics d’usagers à risque lors de leur inclusion dans l’étude mettant en lumière les marqueurs de fragilités associés aux conduites addictives, en particulier la précocité du sans abrisme. Parallèlement, un volet qualitatif sous la forme d'entretiens individuels approfondis auprès de bénéficiaires ayant ou ayant eu des usages importants de produits à différentes périodes de leur vie, permet de comprendre la place des consommations dans les trajectoires de vie et la dynamique des changements survenus depuis l’entrée dans le programme.
Il apparaît que l’évolution des consommations des bénéficiaires du dispositif « Un chez soi d’abord » n’est pas du seul ressort de l’addictologie. L’approche globale du programme, en plein déploiement puisqu'il vise 20 sites et 2 000 places d'ici 2023, améliore la situation des personnes en grande précarité mais aussi leurs problématiques addictives en prenant en compte les dynamiques générales dans lesquelles les bénéficiaires sont inscrits.

Maïtena Milhet, Caroline Protais, Cristina Diaz-Gomez, Tendances n° 134, septembre 2019, 8 p.


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Cette synthèse dresse un état des lieux des modes et niveaux de consommation d’alcool, de tabac et de cannabis chez les adolescents et les jeunes adultes. La tendance à la baisse est notable depuis le début des années 2010, en France tout comme dans d'autres pays européens et anglo-saxons. En effet, en 10 ans le nombre d’adolescents de 17 ans déclarant n’avoir jamais consommé d’alcool, de tabac et de cannabis a augmenté, passant de 5,1 % en 2008 à 11,7 % en 20171.
Ces consommations restent cependant préoccupantes, notamment chez les 18-25 ans. Dans cette tranche d’âge, 27 % ont consommé du cannabis au cours de l’année en 2017 contre 23 % en 20102. La consommation d’alcool demeure une pratique très courante chez eux, avec plus de 80 % de consommateurs d’alcool dans les 12 mois précédant l’enquête3.
Les représentations associées à ces substances diffèrent. Si l’image du tabac s’est dégradée chez les nouvelles générations, celle du cannabis demeure bonne – perçu comme moins nocif que le tabac. Quant à l’alcool, il continue d’être très associé à la joie, à la convivialité, au plaisir et donc indispensable selon les jeunes au contexte festif.

Le Borgès Estelle, Quatremère Guillemette, Andler Raphaël, Arwidson Pierre, Nguyen-Thanh Viêt, Spilka Stanislas, Obradovic Ivana
Santé publique France, 2019, 44 p.

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