Cette synthèse dresse un état des lieux des modes et niveaux de consommation d’alcool, de tabac et de cannabis chez les adolescents et les jeunes adultes. La tendance à la baisse est notable depuis le début des années 2010, en France tout comme dans d'autres pays européens et anglo-saxons. En effet, en 10 ans le nombre d’adolescents de 17 ans déclarant n’avoir jamais consommé d’alcool, de tabac et de cannabis a augmenté, passant de 5,1 % en 2008 à 11,7 % en 20171.
Ces consommations restent cependant préoccupantes, notamment chez les 18-25 ans. Dans cette tranche d’âge, 27 % ont consommé du cannabis au cours de l’année en 2017 contre 23 % en 20102. La consommation d’alcool demeure une pratique très courante chez eux, avec plus de 80 % de consommateurs d’alcool dans les 12 mois précédant l’enquête3.
Les représentations associées à ces substances diffèrent. Si l’image du tabac s’est dégradée chez les nouvelles générations, celle du cannabis demeure bonne – perçu comme moins nocif que le tabac. Quant à l’alcool, il continue d’être très associé à la joie, à la convivialité, au plaisir et donc indispensable selon les jeunes au contexte festif.

Le Borgès Estelle, Quatremère Guillemette, Andler Raphaël, Arwidson Pierre, Nguyen-Thanh Viêt, Spilka Stanislas, Obradovic Ivana
Santé publique France, 2019, 44 p.

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  • Les principaux faits marquants en région PACA
    Centre d'Addictovigilance PACA Corse, 09 2019, 2 p.
    En2018 en région PACA, 24 structures ont participé contribuant à des informations sur 501 sujets, décrivant 1014 modalités de consommations de SPA (dont 63% de médicaments).78% des sujets étaient des hommes et l’âge moyen était de 40,8 ± 11ans.
    Les résultats portent sur les consommations de produits et les voies d'administration. Le document propose un focus sur les médicaments.
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  • Les principaux faits marquants en 2018 (au national)
    Centre d'Addictovigilance PACA Corse, 09 2019, 2 p.
    Les résultats portent sur les consommations de produits et les voies d'administration. Le document propose un focus sur les médicaments.
    En 2018, 259 structures ont participé contribuant à des informations sur 5412 sujets, décrivant 11329 modalités de consommations de SPA (dont 61% de médicaments)
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La MILDECA a engagé un partenariat avec l’INSERM afin de permettre l’exploitation des données du dispositif CONSTANCES et ainsi mieux documenter les liens entre conduites addictives et conditions de vie et de travail. Plus grande cohorte épidémiologique en France, CONSTANCES est un outil pour la recherche épidémiologique au service des politiques de santé publique et de santé au travail.

MILDECA, 26 septembre 2019

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En 2011, dans l'étude Elfe, la proportion de femmes déclarant avoir bu de l'alcool pendant la grossesse était de 27,6% avant de se savoir enceinte et de 21,2% une fois la grossesse connue. La consommation d'alcool durant la grossesse était d'autant plus fréquente que les femmes étaient plus âgées et avaient un niveau d'étude plus élevé. La consommation d'alcool durant la grossesse était associée à un risque augmenté de petit poids pour l'âge gestationnel mais pas de prématurité.

Demiguel Virginie, Perrine Anne-Laure, Quatremère Guillemette, Charles Marie-Aline, Regnault Nolwenn, Santé publique France, Etudes et enquêtes, septembre 2019, 11 p.

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Dans un contexte français d’augmentation des cas d’abus et d’usage détourné de prégabaline (Lyrica® et ses génériques) et des complications induites par ces usages, ce numéro présente les dernières données sur les comportements d’usages problématiques en France,  sur l’évaluation du potentiel d’abus de la prégabaline (pourtant présenté comme dénué de risque d’abus lors de sa commercialisation) , mais aussi les données du contexte international.

Addictovigilance, n°11, septembre 2019

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La Fédération des acteurs de la solidarité a lancé en fin d’année 2018, une enquête auprès des associations adhérentes porteuses de Lits Haltes Soins Santé (LHSS), Lits d’Accueil Médicalisés (LAM), et Appartement de Coordination thérapeutique (ACT). Cette enquête avait pour but de mieux connaître leurs modalités d’intervention et d’organisation et de recenser leurs bonnes pratiques et leurs besoins vis à vis de l’État et de la Fédération. Les résultats de l’enquête ont permis à la Fédération de dresser un tableau de recommandations dont certaines concernent les addictions : Permettre aux professionnel·le·s de ces dispositifs d’accueillir de façon inconditionnelle les personnes en situation d’addiction : => En les formant à la réduction des risques (notamment par la mise en place de partenariats avec les acteurs de l’addictologie (CSAPA, CAARUD) => En élaborant et en menant des échanges de pratiques sur la gestion et l’accompagnement des comportements addictifs.

Fédération des acteurs de la solidarité, septembre 2019, 20 p.

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Ce numéro de Théma est consacré aux mutations que connaît le marché du cannabis en France, notamment en lien avec l’augmentation des usages d'herbe. Les auteurs, Michel Gandilhon, Stanislas Spilka et Caroline Masson, décrivent les grandes évolutions et les nouvelles pratiques à partir d'un ensemble de données quantitatives et qualitatives. Cette demande d'herbe croissante est alimentée essentiellement via une culture de masse en provenance des Pays-Bas et de plus en plus d’Espagne. La production hexagonale est dominée par de petites cultures réalisées par des « amateurs » qui   ne   couvrent   pas   l’ensemble   de   la   demande   intérieure. Cependant, les réseaux traditionnels de revente, plutôt spécialisés dans le commerce de la résine, tentent de s’adapter à ces nouvelles réalités en commercialisant des variétés de plus en plus diversifiées d'herbe, voire de produits dérivés, et en développant leurs propres structures de production. En regard, depuis quelques années, la production marocaine de résine connaît elle aussi des bouleversements, notamment en termes de variétés cultivées, sur fond de modernisation des techniques agricoles, qui permettent la fabrication de produits plus diversifiés et plus riches en principe actif.

Michel Gandilhon, Stanislas Spilka, Caroline Masson, OFDT, 34 p., Juillet 2018

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POINTS CLÉS :

  • en 2018, parmi les adultes, 77,8 % des fumeurs de cigarettes (manufacturées ou roulées) ont déclaré avoir acheté leur tabac dans un bureau de tabac en France lors de leur dernier achat. Cette proportion est stable par rapport à 2014 (78,7 %) mais en diminution par rapport à 2017 (81,3 %) ;
  • la part de ceux ayant réalisé leur dernier achat dans un pays limitrophe était de 16,4 % en 2018 (proportion non significativement différente de celle observée en 2014 et 2017), ce taux étant plus élevé dans les régions Grand-Est et Hauts-de-France ;
  • en 2018, parmi les adultes, 44,3 % des fumeurs de cigarettes ont déclaré avoir acheté du tabac à l'étranger au moins une fois au cours des douze mois précédant l'enquête.

Andler Raphaël, Guignard Romain, Lermenier-Jeannet Aurélie et al., Santé publique France, Collection : Etudes et enquêtes : Tabac, 2019, 8 p.

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Combien de personnes décèdent chaque année en France après une consommation de substances psychoactives (drogues illicites ou médicaments opioïdes) ? Quelles substances sont le plus souvent en cause et quelles évolutions peut-on observer ? L’OFDT consacre un numéro de sa publication Tendances à ces questions, dans un contexte où il semble que les risques ne pèsent plus uniquement sur les seuls usagers de drogues mais aussi sur des personnes qui consomment ces produits avec un objectif initial de lutte contre la douleur. Rédigée par Anne-Claire Brisacier, Christophe Palle et Michel Mallaret responsable du Centre Régional de Pharmacovigilance et du Centre d’Évaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance-Addictovigilance de Grenoble, l’analyse se penche sur les décès directement liés aux drogues (DDLD). Il s'agit des décès par intoxication survenant peu de temps après une consommation de substance(s) psychoactive(s). On parle de décès par surdose lorsque la quantité prise est supérieure à la dose limite tolérée par l’organisme. Par ailleurs, des consommations de produits tels que la cocaïne et le cannabis peuvent entraîner des complications cardiovasculaires peu après un usage et conduire au décès.

Anne-Claire Brisacier, Christophe Paillle, Michel Mallaret, OFDT, Tendances, n° 133, 2019-07, 7 p.

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