Ce rapport décrit les évolutions récentes de la consommation d'alcool en France et de ses conséquences sanitaires et sociales jusqu'à la fin 2019 soit à la veille de l'apparition de l'épidémie du COVID 19. Bien que les niveaux actuels en termes de volume d'alcool vendus restent en France parmi les plus élevés au monde, le mouvement de baisse s'est poursuivi en 2019. Cette évolution concerne les vins et les spiritueux alors que les volumes de bières sont en augmentation. Chez les jeunes, on observe un quasi triplement depuis 2000 de la part des adolescents qui n'ont jamais bu d'alcool à 17 ans mais dans le même temps la part des adolescents indiquant avoir bu cinq verres ou plus au moins une fois dans le mois n'a pas baissé par rapport à son niveau de 2005. Concernant les dommages liés à l'alcool, celui-ci demeure une des deux premières causes de mortalité. Néanmoins, la mortalité par cirrhose alcoolique et le nombre de personnes hospitalisées pour ce motif reculent. Les nombres d'accidents mortels avec implication de l'alcool ont fortement baissé depuis le début des années 2000 tout comme les condamnations pour blessure involontaire par conducteur en état alcoolique. Cette évolution à la baisse semble cependant avoir atteint un palier.

Christophe Palle, OFDT, janvier 2021
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Cette note présente une synthèse des données des rapports d’activité annuels transmis par les Centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues (CAARUD). Elle vise à décrire les évolutions au cours des cinq dernières années disponibles (2014-2018). Par rapport à 2014, les CAARUD ont été plus nombreux à intervenir à l’extérieur de leurs locaux, évolution particulièrement marquée pour la mise en place de permanences à l’extérieur. La généralisation de cette modalité d’intervention ne s’est cependant pas accompagnée d’une augmentation proportionnelle des effectifs accueillis dans ce cadre. Ce sont en fait dans les interventions de type maraudes que l’augmentation des effectifs a été la plus élevée en termes relatifs. L’évolution la plus marquante survenue au cours de ces années est cependant la très forte augmentation de la distribution du matériel destiné à l’inhalation et, dans une moindre mesure, du matériel pour le sniff. Cet accroissement fait écho au développement de la consommation de cocaïne et tout particulièrement de la cocaïne basée au cours de cette période. Cet aspect ne doit cependant pas masquer l’augmentation importante du nombre de seringues distribuées (+ 19 %) qui atteint ainsi 8 millions en 2018. Il peut être remarqué que cette dernière évolution est de même ampleur que celle des files actives et que celle du nombre d’ETP (+19 %).

Cristina Díaz Gómez, Christophe Palle, OFDT, Note 2020-07, décembre 2020, mise en ligne le 20 janvier 2021, 16 p.

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Depuis 2012, les évolutions des politiques publiques liées au cannabis ont connu une nette accélération, avec les premières initiatives de légalisation de la vente de cannabis à usage non-médical aux États-Unis (le pays même qui a lancé la « guerre à la drogue » en 1971), l’Uruguay et le Canada. Après plusieurs décennies de prohibition, deux tiers des États américains ont aujourd’hui légalisé l’usage médical de cannabis et un sur cinq en autorise l’usage non-médical pour les adultes. À l’aune des premiers résultats de ces initiatives à la fois convergentes et diverses dans leurs choix de régulation, le débat aux États-Unis se porte de plus en plus désormais sur les « modèles » qui seraient les plus « protecteurs » de la jeunesse et les plus efficaces en termes de santé publique : « comment légaliser ? » plutôt que « faut-il légaliser ? ». Même si cet enjeu a été affaibli par l’urgence sanitaire autour de la pandémie de Covid-19, le statut légal du cannabis a été un des thèmes de la campagne présidentielle de 2020.

Ivana Obradovic, OFDT, Note 2021-01, janvier 2021, 32 p.

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L’Institut de santé publique du Québec a été mandaté par le ministère de la Santé et des Services sociaux afin de mieux comprendre les tenants et les aboutissants de l’approche portugaise ainsi que de documenter ses effets sur la santé des personnes faisant usage de substances psychoactives dites « illicites ». Ce rapport répond à deux objectifs : 1) décrire les composantes et le fonctionnement des Commissions de dissuasion de la toxicomanie et présenter les différents services et soins de santé destinés aux personnes faisant usage de ces mêmes substances et 2) présenter des données concernant l’état de la santé de ces mêmes personnes et leur utilisation des services et soins de santé.

Jacinthe Brisson, INSPQ, décembre 2020, 82 p.

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Tentatives d’arrêt du tabac, aides utilisées et maintien de l’abstinence tabagique : une analyse rétrospective des données du Baromètre de Santé publique France 2017
Romain Guignard, Florian Verrier, Guillemette Quatremère, Raphaël Andler, Fabienne El Khoury, Tarik El Aarbaoui, Jean-Baptiste Richard, Maria Melchior, Viêt Nguyen Thanh
BEH, n°1, 5 janvier 2021
Tabac et maladies cardiovasculaires : le point sur la connaissance des Français, Baromètre de Santé publique France 2019
Valérie Olié, Marie Houot, Noémie Soullier, Jean-Baptiste Richard, Arnaud Gautier, Viet Nguyen Thanh, Anne Pasquereau, Clémence Grave, Amélie Gabet, Daniel Thomas, Christophe Bonaldi

BEH, n°1, 5 janvier 2021

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La publication de l'OFDT Drogues, enjeux internationaux, centrée sur les questions de l'offre internationale en matière de substances illicites consacre son 13e numéro à la Géorgie, pays caucasien de 3,7 millions d'habitants. L'analyse faite par Bruno Balduc et Michel Gandilhon évoque d'abord la question des routes de l'héroïne. Située au carrefour de deux axes d'acheminement de l'héroïne afghane à destination de la Russie et de l'Union européenne (route du Caucase et route du Nord) et à proximité de la route dite des Balkans, la Géorgie subit depuis quelques années une intensification de l'activité des trafics qui la rend vulnérable aux activités du crime organisé. Alors qu'il a développé à partir du milieu des années 2000 une politique de lutte contre les drogues particulièrement sévère, le pays est également confronté à des enjeux sanitaires importants dont témoignent les prévalences élevées du VHC et du VIH chez les consommateurs de drogues illicites. C'est d'ailleurs dans le contexte de guerre à la drogue qu'on a pu noter une certaine affluence en France d'usagers particulièrement précarisés originaires de Géorgie à partir de 2004-2005.
Aujourd'hui, une nouvelle étape semble se dessiner. Développement des traitements de substitution aux opioïdes et de la réduction des risques, diminution significative des peines encourues pour l'usage et la possession de substances illicites, dépénalisation partielle de la consommation de cannabis : la Géorgie, dont les liens avec l'UE se sont largement renforcés ces dernières années, comme le rappelle dans le préambule Cécile Martel de l'EMCDDA, connaît des évolutions notables dont rend compte ce numéro.

Bruno Balduc, Michel Gandilhon, Drogues, enjeux internationaux n° 13, OFDT, décembre 2020, 9 p

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Afin de mieux mesurer l'impact du confinement sur les pratiques de consommation de cannabis en France, l'OFDT a mené durant l'été 2020 une enquête en ligne, Cannabis online, auprès des usagers de cette substance. Entre le 11 juillet et le 7 août 2020, quelque 2 800 consommateurs dans l'année, recrutés via Facebook, ont répondu à un questionnaire permettant de cerner les modalités de leurs usages au cours du confinement du printemps (mars à mai 2020). Alors que les premières données issues de l'enquête Cannabis online ont été publiées dans le numéro 139 de Tendances, cette note présente l'ensemble des résultats. Les trois quarts des usagers ont poursuivi leur consommation durant le confinement et 4 usagers sur 10 ont consommé quotidiennement. La consommation de cannabis sous forme d'herbe a été privilégiée, les consommateurs quotidiens mentionnant plus fréquemment un usage de résine en parallèle. Cannabis online renseigne par ailleurs sur les fréquences qui ont augmenté durant le premier confinement : alors qu'un tiers des usagers fumaient trois joints ou plus quotidiennement, ils sont 40 % à déclarer un tel niveau durant cette période. Cette augmentation s'accompagne d'une heure plus matinale de première consommation et d'une forte hausse de la consommation en solitaire. Concernant l'approvisionnement, il apparaît que seuls 13 % des usagers avaient effectué des achats plus importants avant le confinement. Ces achats ont perduré durant la période, l'autoculture étant mentionnée par 15 % des répondants.

Alex Brissot, Antoine Philippon, Stanislas Spilka, OFDT, Note 2020-06, décembre 2020, 22 p.

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Ce numéro présente les observations du dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND) de l’OFDT qui assure, depuis 1999, une veille sur les phénomènes émergents et les évolutions dans le champ des drogues. Les évolutions observées en 2019 s’inscrivent dans la continuité des années précédentes. Dispositifs municipaux et actions policières continuent de déplacer les usagers de certaines zones des centresvilles vers leur périphérie, ce qui tend, entre autres conséquences, à limiter leur maîtrise de leur environnement de consommation et à aggraver leurs conditions de vie et leur état sanitaire. Hausse des puretés, diversification des substances vendues, développement des livraisons, stratégies marketing et recours au réseaux sociaux : l’offre poursuit son adaptation pour échapper à la surveillance policière et s’adapter aux usagers. Parallèlement, le développement des usages (particulièrement ceux de MDMA/ecstasy et de kétamine) dans les établissements festifs commerciaux et les festivals pose la question de l’accès à la réduction des risques dans ces contextes.

Clément Gérome, Michel Gandilhon, Tendances n°141, décembre 2020

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Ce numéro de Tendances s’appuie sur les premières investigations réalisées dans le cadre de l’étude sociologique de la recherche interventionnelle TABAPRI (Tabac en prison) qui a pour vocation de mettre en évidence les leviers spécifiques du tabagisme en milieu pénitentiaire. Une partie des résultats concernant les personnes détenues sont présentés ici. Deux principaux points sont abordés : les ressorts de l’entrée dans la consommation identifiés par les enquêtés et les fonctions spécifiques prises par l’usage durant l’incarcération.

Clément Picot-Ngo, Caroline Protais, OFDT, Tendances, n°140, novembre 2020, 4 p.

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