Cette étude révèle que la crise sanitaire et les confinements associés favorisent les conduites addictives, notamment chez les populations les plus fragiles.
Cette étude révèle que la crise sanitaire et les confinements associés favorisent les conduites addictives, notamment chez les populations les plus fragiles.
Au cours de l’année écoulée, plus d’un consommateur sur trois a nettement augmenté sa consommation de tabac, cannabis et/ou médicaments psychotropes. C’est encore plus net en période de confinement : près de 4 Français sur 10 disent avoir eu des difficultés à maîtriser leurs consommations. L’étude révèle de fortes inégalités concernant l’impact de la crise sanitaire sur les conduites addictives : les personnes dans une situation financière très difficile, celles suivies pour une addiction, les personnes ayant connu un arrêt de leur activité professionnelle et les étudiants s’avèrent des populations plus touchées que les autres.

Addictions France/BVA, 9 avril 2021


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Les auteurs de cet article publié dans le BMC Public Health ont analysé les disparités dans la consommation problématique de ces substances chez les adolescents, à partir des données de l’enquête ESCAPAD menée en 2017 par l’OFDT auprès de 40 000 jeunes de 17 ans. Les consommations des adolescents sont plus fortement liées à la configuration familiale qu’au milieu social. Les adolescents vivant dans des familles monoparentales ou recomposées sont plus fréquemment sujets à des consommations à risque que les autres. On ne peut cependant en conclure un rapport de causalité entre la rupture parentale et les consommations d’alcool et de drogues des adolescents.

Ined, 30 Mars 2021
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Lire l'article complet Use of tobacco, alcohol and cannabis in late adolescence: roles of family living arrangement and socioeconomic group, Myriam Khlat, Océane Van Cleemput, Damien Bricard & Stéphane Legleye, 2020, BMC Public Health 20: 1-9

Ce rapport présente dans un premier temps des données concernant les substances les plus consommées par les salariés et agents des entreprises privées et des services publics (tabac, alcool, cannabis et médicaments psychotropes). Il analyse les différences de consommation en fonction du statut d'emploi ainsi que les risques associés en termes de perte d'emploi et accident du travail.

MILDECA, mars 2021, 16 p.
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En septembre 2020, trois analyses d'herbe de cannabis réalisées dans le cadre du dispositif SINTES ont montré leur adultération avec des cannabinoïdes de synthèse. Depuis, le dispositif de l'OFDT a collecté 35 échantillons d'herbe ayant provoqué des effets indésirables et inhabituels, dont l'analyse a révélé, pour 13 d'entre eux, la présence d'un cannabinoïde de synthèse, le MDMB-4en-PINACA, également suspectée dans 8 autres échantillons.

Victor Detrez, OFDT, Note Sintes, mise à jour 5 février 2021, 3 p.
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Après une première partie sur les données macro-économiques consolidées des années 2018 et 2019 issues des opérateurs de jeu et de la régulation, le document présente les données épidémiologiques disponibles les plus récentes.
En 2019 on note plus particulièrement : Une évolution du cadre règlementaire à l’occasion de la loi « Pacte » privatisant la Française des jeux (FDJ) et consacrant la mise en place d’une nouvelle instance de régulation, l’Autorité Nationale des Jeux (ANJ), qui succède à l’Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL) ;  Une forte croissance des indices macro-économiques de ce secteur d’activité avec notamment un chiffre d’affaires 2019 de 11,1 milliards en hausse de 6,8 % par rapport à celui de 2018, Des Français qui ont dépensé en moyenne 212 euros pour jouer en 2019 ; Une part des joueurs hebdomadaires qui baisse en 2019 (28,6 % contre 31,8 % en 2014)
tandis que celle des joueurs en ligne progresse (7,1 % contre 4,2 % en 2014).

Vincent Eroukmanoff, OFDT, février 2021, 7 p.
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Ce nouveau numéro de Tendances rend compte des résultats de deux grandes enquêtes menées à l'échelle européenne : Health Behaviour in School-Aged Children (HBSC) auprès des élèves de 11, 13 et 15 ans et European School Survey Project on Alcohol and other Drugs (ESPAD) auprès des élèves de 16 ans. Il présente pour chaque produit (tabac, alcool, cannabis et autres drogues) l'évolution des usages chez les adolescents européens en pointant les particularités au niveau de la France. Enfin, il analyse l'impact des politiques publiques, des représentations sociales et des contextes d'usage sur ces tendances.

Stanislas Spilka, Olivier Le Nézet, Eric Janssen, Alex Brissot, Antoine Philippon, OFDT, Tendances n° 143, février 2021, 8 p.
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Les dernières tendances de consommation de drogues injectables dans une sélection de villes européennes sont explorées aujourd'hui dans une nouvelle étude de l'EMCDDA (Observatoire européen des drogues et des toxicomanies). Le rapport présente les résultats d'un projet novateur de recherche des substances utilisées, en analysant chimiquement le contenu des seringues usagées.
Les résultats, rassemblés dans le cadre du projet ESCAPE de l'EMCDDA, sont basés sur deux campagnes de collecte de données menées en 2018 et 2019. Des seringues ont été collectées dans des poubelles de rue et dans des services de réduction des risques de huit villes européennes sentinelles: Amsterdam, Budapest, Cologne, Helsinki, Lausanne, Oslo, Paris, Vilnius.

OFDT, 17 février 2021
Téléchargez le rapport (en anglais) : An analysis of drugs in used syringesfrom sentinal european cities. Results from the ESCAPE project, 2018 and 2019, EMCDDA, 2021, 47 p. 

"Si Marseille a beaucoup fait parler d’elle depuis le début de la pandémie, le travail mené par ses acteurs médico-sociaux est bien souvent resté dans l’ombre. Cet article permet de mesurer leur engagement. Surtout, rassemblant de multiples compétences autour de l’anthropologue Olivia Nevissas, il permet de poser les termes d’un possible renouvellement de la pratique humanitaire."

O. Nevissas, A. Tinland, C. Farnarier, E. Mosnier, M. Mosnier, Alternatives humanitaires, n°15, novembre 2020, mise en ligne février 2021
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Santé publique France publie des données inédites sur la mortalité attribuable au tabagisme au niveau régional en 2015 qui confirment de fortes disparités sur le territoire et renforcent la nécessité de poursuivre les actions de prévention pour inciter au sevrage tabagique.

Santé publique France, février 2021
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Bulletin de santé publique tabac en Paca

Points clés
    En 2018, 1,6% des fumeurs quotidiens en Paca étaient inscrit au Mois sans Tabac.
    En 2017, la consommation moyenne de cigarettes manufacturées parmi les fumeurs quotidiens en région Paca était de 10 par jour, plus élevée que la moyenne nationale (8,4). A l’inverse, la consommation de cigarettes roulées était plus faible (3 vs 4,4 par jour).
    En 2017, la prévalence de l’usage de la chicha était de 3% en Paca vs 2,3% en France métropolitaine.
    Lors du premier confinement de la 1re vague de l’épidémie liée au coronavirus, 27% des fumeurs interrogés déclaraient que leur consommation de tabac avait augmenté depuis le confinement (France métropolitaine – étude CoviPrev).
    En 2015, 6 697 décès en Paca étaient attribuables au tabagisme (IC95% [6 503 –6 953]) : 1 976 chez les femmes et 4 721 chez les hommes.
    En 2015, la fraction de décès attribuable au tabagisme chez les femmes était plus élevée en Paca que celle de la moyenne nationale (7,8% vs 6,9%), tandis qu’elle était proche de la moyenne nationale chez les hommes (19,1% vs 19,3%).
    En 2015, 25% des décès en Paca étaient attribués au tabagisme avant l’âge de 65 ans contre 11% après 65 ans.

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La sixième édition de l'enquête nationale auprès des usagers des CAARUD, ENa-CAARUD mise en place par l'OFDT en 2006, s'est déroulée en 2019. Le vieillissement des usagers des CAARUD est constant depuis la première enquête : ils ont désormais 41 ans en moyenne contre 33 ans en 2006. L'enquête souligne également la détérioration de leurs conditions de vie et leur précarisation. Concernant les substances les plus souvent consommées, l'édition 2019 témoigne de la place  importante des usages de cocaïne et de la progression de la cocaïne basée. S'agissant des pratiques d'injection, l'enquête fait apparaître de fortes disparités générationnelles : si 62 % des moins de 25 ans n'ont jamais pratiqué l'injection, 52 % des plus de 35 ans signalent une injection récente et dans certains cas on note des primo injections tardives. Par ailleurs, après le recul observé entre 2012 et 2015, les résultats de l'enquête montrent le retour à une évolution positive de la proportion de la pratique de dépistage du VIH et du VHC chez les usagers des CAARUD, surtout les plus âgés.

Agnès Cadet-Taïrou, Éric Janssen, Fabrice Guilbaud, OFDT, Tendances N° 142, décembre 2020, mise en ligne janvier 2021,4 p.
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