Les ventes de tabac baissent fortement dans le réseau des buralistes, dans un contexte de hausse des prix. Les achats transfrontaliers, qui semblaient stables voire en léger recul localement en 2016 et 2017, pourraient être repartis à la hausse. Si le nombre d’usagers de la cigarette électronique est resté stable entre 2016 et 2017, il pourrait s’agir de plus en  plus  d’utilisateurs  exclusifs,  qui  ne  fument  plus  du  tout  de  tabac,  participant  au  recul  des  ventes  et  de  la  prévalence tabagique ainsi qu’à l’essor du marché de l’e-cigarette. Les ventes de traitements d'aide à l'arrêt atteignent un niveau record, après une hausse de 25 %. Le marché est désormais dominé par les timbres transdermiques. Le recours au dispositif Tabac info service continue de progresser, avec un 3e #MoisSansTabac mobilisateur.

Aurélie Lemernier, OFDT, février 2019, 9 p.

Téléchargez le bilan

La prévention des risques liés aux antalgiques opioïdes est une préoccupation majeure des autorités de santé. L’Agnce nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) publie un rapport sur la consommation des antalgiques opioïdes en France, s’inscrivant ainsi dans une démarche de surveillance globale de l’utilisation des médicaments utilisés dans la prise en charge de la douleur. Les principaux enseignements du rapport :

  • D’après les données de l’assurance maladie, près de 10 millions de français ont eu une prescription d’antalgique opioïde en 2015. En 2017, l’antalgique opioïde le plus consommé en France est le tramadol puis la codéine en association et la poudre d’opium associée au paracétamol. Viennent ensuite la morphine, premier antalgique opioïde fort, l’oxycodone, à présent pratiquement autant consommé que la morphine, puis le fentanyl transdermique et transmuqueux à action rapide.    
  • Entre 2006 et 2017, la prescription d’opioïdes forts a augmenté d’environ 150 %[3] . L’oxycodone est l’antalgique opioïde qui marque l’augmentation la plus importante.
  • La consommation globale des opioïdes faibles est restée relativement stable. Le retrait du dextropropoxyphène en 2011 a été accompagné de l’augmentation de la consommation des autres opioïdes faibles et en particulier du tramadol. Il devient l’antalgique opioïde le plus consommé (forts et faibles confondus) avec une augmentation de plus de 68 % entre 2006 et 2017.
  • (...) Le nombre d’hospitalisations liées à la consommation d’antalgiques opioïdes obtenus sur prescription médicale a augmenté de 167 % entre 2000 et 2017 passant de 15 à 40 hospitalisations pour un million d’habitants. Le nombre de décès liés à la consommation d’opioïdes a augmenté de 146 %, entre 2000 et 2015, avec au moins 4 décès par semaine.

Etat des lieux de la consommation des antalgiques opioïdes et de leurs usages problématiques - Emilie Monzon, ANSM, 20 février 2019, 52 p.

Lire le point d'information et télechargez le rapport

 

Sommaire :

  • Éditorial - Alcool et réduction des risques
  • La consommation d’alcool chez les adultes en France en 2017  - Jean-Baptiste Richard
  • La mortalité attribuable à l’alcool en France en 2015 - Christophe Bonaldi
  • Consommation et approvisionnement en alcool à 17 ans en France : résultats de l’enquête ESCAPAD 2017 - Antoine Philippon et coll.
  • Focus - Perceptions et comportements vis-à-vis de l’alcool à l’adolescence : connaître les contextes et les motivations d’usage pour agir efficacement - Ivana Obradovic

BEH, n° 5-6, 19 février 2019

Téléchargez la revue

Introduction – L’enquête Escapad (Enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense) est réalisée régulièrement depuis 2000 par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT). Les résultats permettent d’offrir un point précis sur les comportements suicidaires et les principaux facteurs associés en 2017, et d’en suivre les évolutions au cours des dix dernières années. Méthodes – Le neuvième exercice de l’enquête Escapad, menée par l’OFDT lors de la Journée défense et citoyenneté, s’est déroulé en mars 2017 auprès de 39 115 adolescents français de métropole âgés de 17 ans. Résultats – En 2017, près de 3% des adolescents de 17 ans déclaraient avoir fait au cours de leur vie une tentative de suicide ayant nécessité une hospitalisation, et plus d’un jeune sur dix déclarait avoir pensé au moins une fois au suicide au cours des 12 mois précédant l’enquête. La comparaison avec les éditions précédentes de l’enquête (2011 et 2014) révèle une augmentation significative des tentatives de suicide et pensées suicidaires déclarées chez les filles entre 2011 et 2017. La variable la plus fortement associée à la déclaration de pensées suicidaires et de tentatives de suicide est le fait de présenter un risque élevé de dépression. Après contrôle sur le sexe, la situation scolaire, la structure familiale, le risque de dépression et la catégorie socioprofessionnelle des parents, les résultats soulignent un lien fort entre tentative de suicide et usages de substances psychoactives, en particulier l’usage de substances illicites autres que le cannabis chez les garçons et l’usage quotidien de tabac chez les filles. Conclusion – Nos données suggèrent que les usages de substances psychoactives pourraient être utilisés comme des indicateurs potentiels pour le repérage d’un risque accru de conduites suicidaires. Ils confirment également l’importance d’une prise en charge précoce des troubles dépressifs chez les adolescents afin d’en réduire l’impact, en particulier sur les passages à l’acte suicidaire.

Eric Janssen, Stanislas Spilka, Enguerrand du Roscoä, BEH, n° 3-4, Numéro thématique Suicide et tentatives de suicide : données épidémiologiques récentes, 5 février 2019

Téléchargez l'article

Présentation des résultats concernant la perception des risques de la consommation de tabac (premier facteur de risque de cancers évitable en France) et des bénéfices liés à l'arrêt.. Ce Baromètre cancer 2015 permet aussi d'établir des comparaisons des opinions de la population vis-à-vis du tabagisme avec les Baromètres cancer 2005 et 2010.

Pasquereau, A, Santé publique France, Coll. Baromètres santé, 25 janvier 2019, 18 p.

Téléchargez le document

Points clés : En 2017 :
•    la prévalence standardisée du tabagisme quotidien en Paca était significativement plus élevée que la moyenne nationale
•    la prévalence du tabagisme quotidien en Paca parmi les 18-75 ans était stable comparé à 2016 tandis qu’elle baissait au niveau national.
•    la prévalence du tabagisme quotidien en Paca chez les jeunes de 17 ans était proche de la moyenne française.
•    la proportion de personnes déclarant vapoter quotidiennement en Paca était proche de la moyenne française.
•    57,6%  des fumeurs quotidiens déclaraient avoir envie d’arrêter de fumer. Parmi les fumeurs quotidiens, 28,2% avaient fait une tentative d’arrêt d’au moins une semaine au cours des 12 derniers mois (contre 26,3% en France métropolitaine.

Santé publique France, janvier 2019

Téléchargez le bulletin Provence Alpes Côte d'Azur

Chaque année, à l'instar de l'ensemble des points focaux constituant le Reitox (Re´seau europe´en d'information sur les drogues et les toxicomanies) en Europe, l'OFDT adresse à l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA) un rapport national sur l'état du phénomène de la drogue dans le pays. Le rapport est présenté sous la forme de 10 chapitres ou workbooks. Après avoir décrit le cadre légal et la politique de lutte contre les drogues illicites, il réunit les dernières données de prévalence d'usage en populations adulte et jeune ainsi que celles relatives à la prévention et aux conséquences sanitaires de ces consommations, ainsi qu'aux demandes de traitement et à la réduction des risques et des dommages. Il détaille aussi les évolutions des marchés des différentes drogues et aborde la réponse pénale, notamment grâce à un chapitre dédié à la prison. Enfin, il dresse un panorama (en anglais uniquement) des bonnes pratiques et de la recherche en matière de conduites addictives en France.

OFDT, janvier 2019

Téléchargez les différents chapitres

Using trendspotter methodology, this report explores signs of increasing availability and consumption of cocaine in Europe, in an effort to increase our understanding of recent changes in the cocaine market. The study investigates the consequences of these developments on acute health harms linked to cocaine and crack use and reviews the current public health responses to problems related to these drugs.

EMCDDA, Lisbon, December 2018, 28 p.

Téléchargez le document

Santé publique France publie ses baromètres 2016 et 2017 sur la perception du paquet de cigarettes par les fumeurs avant et après la mise en place du paquet neutre. Les résultats confirment que le paquet de tabac neutre est moins attractif pour l’ensemble des fumeurs.

Santé publique France, janvier 2019

Téléchargez le document

Un des principaux points évoqués porte sur la très large diffusion de la cocaïne sur le marché français et ses conséquences en incluant la question de la cocaïne basée. Un autre volet de l’analyse de TREND se penche sur la diffusion de substances traditionnellement consommées dans des cadres festifs spécifiques et qui, compte tenu de la porosité entre les différents types d’événements et du dynamisme commercial des dealers, sont désormais accessibles dans des espaces plus généralistes. Le GHB/GBL et la kétamine sont concernés par ces évolutions mais aussi les poppers et le protoxyde d'azote. Enfin, le dispositif insiste sur la persistance du succès des comprimés d’ecstasy en espace festif (préférés à la MDMA sous forme poudre). Concernant les nouveaux produits de synthèse (NPS), TREND confirme la focalisation sur quelques produits, dont les cathinones consommées, parmi d’autres substances, en contexte sexuel.  

Clément Gérome, Agnès Cadet-Taïrou, Michel Gandilhon, Maitena Milhet, Magali Martinez,Thomas Néfau, OFDT, Tendances n°129, décembre 2018

Téléchargez la revue

Voir aussi la déclinaison de l'enquête à Marseille (synthèse des résultats)

Derniers contenus professionnels